Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

      Le Colonel Loisel me fait parvenir des photos inédites des dégats qu'une tornade avait occasionnés au Pommereuil le samedi 24 juin 1967. Huit autres villages du Cambraisis avaient, également,  été touchés. Les vents ont soufflés à plus de 200 kms h et fauché une bande de 40 kms de long sur 500 mètres de large.

Pommereuil a donc été dévasté mais le nombre de victimes est restreint en comparaison de la catastrophe. Bilan: 7 morts - 61 blessés - 600 maisons détruites.

 

Mais, pour moi, le souvenir de cette tornade est resté vivace du fait que le lendemain, le dimanche 25 juin, devait se tenir à Douai notre Congrés départemental.  Le sinistre avait démarré le samedi soir à 21 h et nombre de Sapeurs Pompiers arrivés à Douai le dimanche matin y ont appris la nouvelle. Tous les corps du Cambraisis étaient donc en intervention et tous nos grands chefs aussi. Après une Assemblée Générale morose vint le moment des démonstrations traditionnelles sur la Place d'Arme. Les gens qui devaient manoeuvrer étaient sur la grande intervention. Administrateur à l'Union Départemental, il me fut confier la mission d'improviser une démonstration avec du personnel  qui avaient rejoint Douai avec des véhicules de secours comme cela se faisait en ce temps là. J'ai donc dirigé, devant de nombreux Douaisiens, des manoeuvres classiques d'établissements de tuyauteries et les gars jouèrent le jeu à fond et sauvèrent notre Congrés.

 

Voici donc quelques photos que nous offre le Colonel que je remercie encore une fois.

 

L'église de Pommereuil avant la tornade

 

POM eglise

 

 

 Après

  pom destr egls apres

POM EGL APRES 2

 

 Le village avant

 POM EGL AVANT

 

pom avant village 

 Les destructions

 pom dest 7

 pom destr 6

 pom dest 5

 POM DESTR 2

 P0M DEST 1

 

 

  Journal La Voix du Nord  du Dimanche 11 août 2012 

 

 

Tornade du Pommereuil: 45 ans ont passé, les esprits restent marqués 

       PAR CARINE DI MATTEO

 

 

 

p806carp

Monsieur le Maire

 

 

    Marcel Carpentier, l’ancien maire du village, a vu son moulin détruit par la tornade du 24 juin 1967.

C'était en 1967. Le samedi 24 juin 1967. En quelques minutes, une tornade déchirait le ciel et changeait le cours des vies des habitants du Cateau, de Mazinghien, de Saint-Benin, de Saint-Souplet, et du Pommereuil. Marcel Carpentier, qui en fut maire de 1971 à 1986, et sa femme Danièle, se souviennent.
Il était presque 21 h, ce samedi de 1967, lorsque la tornade est arrivée dans le Cambrésis. « Il faisait chaud ce jour-là. On avait travaillé toute la journée, c'était la saison des foins. On se disait bien qu'il allait se passer quelque chose... mais pas ça », commence Marcel Carpentier. Les vents tourbillonnants arrivent à plus de 200 km/h. Ils vont faucher la campagne sur 40 km de long et 500 m de large. Les villages ravagés se situent de part et d'autre de l'ancienne route nationale 39, celle qui reliait Arras au Cateau-Cambrésis. Peu après le Pommereuil, la tornade est stoppée dans sa course folle par la forêt de Mormal, celle-là même qui, depuis toujours, sert de butoir aux tempêtes et aux orages.
« On commençait à manger et, tout d'un coup, le temps est devenu tout noir », se souvient Danièle. « Ça s'est assombri en une minute de temps. Il y a eu un bruit assourdissant. On aurait dit que quelqu'un nous poussait », poursuit Marcel. « Et brutalement, ça s'est éclairci. On a vu toutes les briques par terre », continue Danièle. À cette époque-là, le couple Carpentier vivait au moulin Saint-Jacques, à quelques kilomètres du centre du Pommereuil. « Les murs, les toits étaient partis. Il ne restait plus que trois mètres de plafond. Les arbres étaient déracinés. La 2CV du papa de Danièle s'est envolée, elle aussi. On l'a retrouvée écrasée contre les arbres », explique Marcel. Ils découvrent un morceau de mur dans le lit... de leur bébé de neuf mois. « S'il avait déjà été couché, il aurait été tué.
» Gipsy, le petit chien blanc du père de Danièle, qui s'était caché dans une voiture le temps de la tornade, revient vers la maison en courant.
Miraculeusement indemne.
Cette nuit-là, le couple Carpentier va dormir chez des parents, dans le centre du Pommereuil. « On est monté au village comme on a pu. Mon parrain m'a proposé de passer la nuit chez lui. On l'a fait. On était je ne sais pas combien à dormir dans sa maison, à même le sol. L'armée est arrivée le lendemain, ou le surlendemain », ajoute Marcel. Ils confient le nourrisson aux parents de Danièle, qui habitent Caudry, puis reviennent au moulin Jean-Jacques. « Il y avait beaucoup de vols, il fallait se préserver », précise Danièle. La gendarmerie organise des patrouilles de surveillance et un système de laissez-passer qui restreint l'accès du village aux non-résidents, afin de limiter les éventuels pillages. Peu de temps après, Danièle et Marcel Carpentier s'installent dans un bungalow d'urgence. « On est restés dedans jusqu'au 1er novembre.
Il y avait une humidité incroyable. Le matelas était moisi. C'était vraiment atroce, mais au moins, on était à l'abri », ajoute Danièle.
« Le propriétaire faisait la reconstruction selon ses moyens. Nous, on a eu le droit à un seul versement indemnitaire du département. À cette époque-là, il n'y avait pas d'assurance pour les tempêtes, on ne connaissait pas », explique Marcel. Le matériel agricole est détruit. La reconstruction, ardue. Des agriculteurs de l'Avesnois et du Cambrésis viennent aider les Pommereuillois. « Le Secours catholique donnait de la nourriture aux sinistrés, mais comme nous habitions à l'écart, nous n'avons pas été mis au courant », se souvient Danièle. L'hiver est particulièrement difficile. « Il y avait des tempêtes de neige. Les bâches qui recouvraient l'étable étaient écrasées par la neige. Les bêtes s'enfuyaient, il fallait leur courir après. » Danièle et Marcel ont les larmes aux yeux.« Des choses pareilles, on ne peut pas oublier. On y pense toujours . » 
Quarante-cinq ans après, retrouvez notre série consacrée à la tornade de 1967 dans de prochaines éditions. 

  tornade

  Voir le matelas dans la charpente 

 

a

 

 tornadechien

 

 

Des tornades d’une telle intensité, il y en a peut-être une par siècle!» Étienne Kapikian, de Météo France. PHOTO ARCHIVES «LA VOIX»

 

 

Quarante-cinq ans après, Étienne Kapikian, ingénieur prévisionniste de Météo France, ne mâche pas ses mots lorsqu'il s'agit d'évoquer la tornade qui a traversé une partie de l'Arrageois, du Douaisis, du Cambrésis et de l'Avesnois les 24 et 25 juin 1967. «L'épisode de la tornade du Pommereuil est l'un des plus violents jamais observés en France. » En deux petites journées, une dizaine de tornades déchirent notre région, la Belgique et les Pays-Bas.
«On manque encore de recul pour avoir des statistiques fiables, mais des tornades d'une telle intensité, il y en a peut-être une par siècle !
» Les tornades sont classées selon l'échelle de Fujita. Celle du Pommereuil a été repertoriée F4, de la même intensité que celle qui a touché Hautmont le 3 août 2008. Elle est de celles qui vont à plus de 300 km/h et peuvent soulever des toitures, détruire des maisons... et parfois, briser des vies. À Palluel, dans le Pas-de-Calais, ce 24 juin 1967, elle atteignait F5. «C'est le haut de l'échelle ! »
Difficiles à prévoir
Les tornades naissent lors de situations orageuses particulières. «Quand un air très chaud, chargé d'humidité, qui remonte du sud, rencontre de l'air frais venu du nord. Au-dessus d'eux, en très haute altitude, le courant "jet" ondule comme un serpentsur plusieurs milliers de kilomètres de long. Il peut cisailler les vents, ce qui peut provoquer des orages très violents qui fourniront l'énergie aux tourbillons. » Si le phénomène des tornades est maintenant bien compris par les météorologues, il reste difficile à prévoir. «Comme ce sont des phénomènes à petite échelle, on parle d'échelle aérologique d'une centaine de mètres de diamètre, qui apparaissent et se déroulent très brutalement, nous avons du mal à les prévoir. Nous ne pouvons pas savoir s'il va y avoir des tornades, où elles seront, comment elles vont évoluer dans le temps. Ça fait partie de nos domaines de recherche. À l'heure actuelle, nous pouvons simplement dire qu'il y a un potentiel de tornade. C'est de l'ordre de la probabilité et donc quelque chose qui est difficile à communiquer. » Ce qui est certain, c'est que notre région est une des plus touchées par le phénomène. «De manière générale, c'est le cas dans le Nord-ouest de la France, du Bénelux, du nord de l'Allemagne et du sud de l'Angleterre », explique Étienne Kapikian, avant d'ajouter que la présence de cours d'eau et de plaines peuvent favoriser l'apparition de tornades. Comme au Pommereuil. 
Suite de notre série consacrée à la tornade de 1967, 45 ans après, dans nos prochaines éditions.
  Les gens venaient ici chercher leur repas   
 
La Voix du Nord 19 08 2012  Carine Di Mattéo

  pom im 1

       

       C’est depuis la fenêtre, derrière Jean-Marie et Victor Vallez, que les bénévoles du Secours catholique distribuaient les repas .  

 

Ici, c'était le PC du Secours catholique ! » Après la tornade qui a devasté Le Pommereuil le 24 juin 1967, Victor Vallez a vu sa maison devenir le repaire des associations caritatives. «Les gens venaient chercher ici leur repas. La nourriture arrivait tous les jours, d'un peu partout. Tout était distribué... par la fenêtre ! » La maison de la famille Vallez, rue de Forest, avait été choisie parce qu'elle était une des rares à avoir le téléphone. «Tout le monde venait appeler ici. Quand on a reçu la note... » Victor en sourit maintenant. À l'époque, il avait 44 ans. Il reconnait avoir pleuré comme un enfant après le passage de la tornade. «La moitié de notre toit était tombée dans la cour, l'autre dans la rue. » Pendant deux mois, le Secours catholique installe ses quartiers dans la chambre, le salon et la cuisine de sa maison. La Croix-Rouge y organise une campagne de vaccination contre le tétanos. D'autres distributions ont lieu, parallèlement, dans le village. «Des outils, notamment des brouettes, des marteaux, des pieds-de-biche et de quoi bâcher.

 

D'ailleurs, un camion de la SNCF est venu avec des bâches. Les gens se seraient battus pour en avoir une ! » Pendant que les villageois, aidés de jeunes scouts, se dépêchaient de créer des toitures de fortune au-dessus des ruines de leurs habitations, Le Pommereuil tâchait de reprendre pied. «Le village a été fermé à la circulation pendant trois semaines, par la gendarmerie, juste après la tornade. Ensuite, on a commencé à voir des gens venir visiter le village. Les voitures étaient pare-chocs contre pare-chocs. Ça n'arrêtait pas une minute.

 

On devait faire la police. Le maire était dépassé par les événements. » Victor Vallez se dépêche de reconstruire sa toiture. «Le 16 juillet, j'avais fini . » Les autres Pommereuillois tentent d'en faire de même. «Ceux dont la maison était trop abîmée étaient relogés dans des bungalows. Les autres faisaient venir des couvreurs, des artisans, des entrepreneurs, tous ceux qui savaient tenir une pelle. C'est qu'il y avait 200 toits à refaire ! Beaucoup ont utilisé de l'éternit car ça allait vite et ça coûtait moins cher. Il ne faut pas oublier que peu de personnes étaient assurées à ce moment-là. » Entre-temps, des pré-fabriqués sont installés pour accueillir les écoliers, à la rentrée.

 

« Il y a un avant et un après la tornade »

 

Jean-Marie, le fils de Victor, avait sept ans et demi lors du passage de la tornade. Pour lui, c'est sûr : «il y a un avant et un après la tornade. Quand on essaie de se remémorer quelque chose, la tornade est un repère. » «Comme la guerre 40 , abonde le père.Heureusement, c'est arrivé à une heure où les gens étaient rentrés chez eux, mais pas encore couchés. Sinon, il y aurait eu beaucoup plus de morts. » Le lendemain matin, l'abbé Legrand célébrait un baptême dans l'église du village, celle-là même dont le clocher venait de s'effondrer sur la voiture d'un des musiciens qui répétaient en mairie. Depuis 1967, chaque 24 juin, à 21 h 15, la cloche du village résonne, en souvenir.

 

 

 

Jean Marie est l'actuel Chef de Centre des Pompiers du Pommereuil, et c'est lui qui, maintenant, fait sonner la cloche tous les 24 juin. Son père était le Lieutenant qui dirigeait le Corps Communal en 1967.

 

 

 

Il a fallu deux jours pour que l'armée vienne aider les Saint Beninois après la tornade.

 

  La Voix du Nord du 21 août 2012  Corine Di Mattéopom-ph-2.jpg

Devenu maire de Bazuel, Jean-Félix Macarez avait 17 ans et vivait à Saint-Benin lorsque la tornade de 1967 a traversé le Catésis.

 

À Saint-Benin, Saint-Souplet, Mazinghien, et au Cateau-Cambrésis aussi, la tornade est passée le samedi 24 juin 1967. Dans une proportion moindre qu'au Pommereuil, mais de manière tout aussi spectaculaire. Jean-Félix Macarez, l'actuel maire de Bazuel, qui vivait alors à Saint-Benin, se souvient :

 

De la tornade. «J'avais 17 ans. J'étais pensionnaire dans un lycée agricole, je venais de rentrer chez mes parents. Je me rappelle que c'était une journée où le temps était difficile à supporter. On se disait qu'il allait y avoir un bon orage le soir.

 

Vers 20 h, on a vu le ciel s'obscurcir. Il était gris, jaunâtre... des couleurs qu'on n'avait jamais vues. Au moment où papa est sorti de la maison, le vent commençait à souffler. On a vu des tourbillons. D'un seul coup, le vent a levé des nuages de poussière. Maman a crié à mon père de rentrer. Tout d'un coup, on a entendu un fracas formidable. On aurait dit une explosion. On s'est mis dans un coin du vestibule et on a attendu. Et puis, le bruit a disparu. Tout le corps de ferme était rasé, les arbres déracinés, la rivière avait été aspirée, les tôles enroulaient les arbres. Et il y avait ce silence, un silence incroyable. Le curé de Saint-Souplet est arrivé quelques minutes après. Il a cru que nous étions tous morts en voyant l'état de la maison. Il nous a demandé ce qui s'était passé... on se le demandait nous-même ! »De l'armée qui est arrivée deux jours après !« On est allé voir les voisins. Pour eux, c'était pareil : leurs maisons étaient rasées. Ils pleuraient. Quelqu'un est parti donner l'alerte. Les pompiers sont arrivés assez vite et ont été dépassés par l'événement : entre-temps, ils ont su que la tornade était passée au Pommereuil ! Tous les secours se sont focalisés au Pommereuil. À Saint-Benin, quinze ou vingt maisons étaient touchées. L'armée est arrivée deux jours après ! Un monsieur de la Croix-rouge de Neuville- Saint-Rémy, M. Morchain, est venu et nous a dit "c'est incroyable, on ne peut pas vous laisser comme ça !" Grâce à lui, les pompiers et l'armée sont arrivés et ont aidé à déblayer.

 

»Des premiers jours qui ont suivi.« On n'avait plus de toiture, plus de plancher. La maison était inhabitable.

 

Tout le matériel pour la ferme était cassé. Les premiers jours, on se demandait ce qu'on allait faire. On n'arrivait pas à réagir, on accusait le coup.

 

C'est lorsque des personnes ont commencé à venir nous aider, que nous avons, nous, commencé à reprendre pied. »Des aides. «L'armée est restée à peu près un mois. Après, ce sont des agriculteurs de la région qui nous ont aidés à faire les clôtures et, quand c'était nécessaire, les travaux des champs. Il y a eu énormément de dons en argent. De partout. Ils n'ont pas été très bien répartis. Ceux qui en avaient besoin n'ont rien eu.»D'une année difficile. «J'ai mis un an à repartir, à me remettre en route et à me dire "faut y aller". J'ai pleuré souvent, parce que c'était dur de voir tout anéanti comme ça. Ma mère en est restée affligée toute sa vie. »

 

  Le village de Fontaine-au- Bois, la dernière victime de la tornade. 

 

 

 

 La Voix du Nord 24 août 2012   Corine Di Mattéo

 

 font

 

Jean-Pierre Abraham devant le lavoir de la commune. Le 24 juin 1967, il avait été détruit par la tornade.

 

 

Pendant que de fortes chutes de grêle et des orages éclataient sur la ville de Maubeuge, la tornade était en train de détruire une partie des villages de Saint-Benin, de Saint-Souplet, de Bazuel, la quasi-totalité du Pommereuil avant de poursuivre sa course folle vers la forêt de Mormal. Sa dernière victime a été Fontaine-au-Bois. Le 24 juin 1967, 197 des 230 maisons du village ont été détruites.

 

Jean-Pierre Abraham, le maire de Fontaine-au-Bois, est au volant de sa voiture. Il nous emmène voir les stigmates que son village, niché entre le Bois l'Évêque et la forêt de Mormal, a gardé du passage de la tornade. «Je me souviens que Fontaine était un village de cerisiers. Avant la tornade, il y en avait six peut-être sept cents dans la commune. Le 25 juin, il n'en restait plus que 40. » Sur les maisons, on distingue deux couleurs de briques. Celles qui étaient là avant la tornade, et celles de la reconstruction. Des toits en tôle remplacent, parfois encore, les anciennes toitures en ardoise de l'époque. Nous passons, rue du Pont, devant la maison d'un ami de Jean-Pierre Abraham. C'est là qu'il a vu la tornade arriver, le samedi 24 juin 1967. «J'avais 23 ans. Je venais de rentrer du travail - j'étais mécanicien à Bousies-. Avec mon épouse, nous devions passer la soirée chez un ami. Quand nous sommes arrivés, il était dans son jardin. En cinq minutes, le temps s'est couvert. Les nuages étaient à hauteur des maisons.

Le ciel était de toutes les couleurs. Il y avait un bruit... On aurait dit des avions à réaction au-dessus de nous. Ça faisait peur. On s'est réfugiés chez mon ami. On a vu le toit du voisin et ses murs se déplacer. On a entendu les ardoises du toit de mon ami s'écrouler. On avait pensé sortir de la maison, mais si on l'avait fait, on serait morts : la cheminée est tombée juste devant la porte à ce moment-là. » Le Fontagnard se rappelle avoir vu, ensuite, arriver des médecins. Ils étaient venus, à pied, des communes alentour. Avec leurs sacoches noires et des lampes électriques, ils allaient de maison en maison à la recherche de blessés à soigner. Au Pommereuil, il venait d'y avoir un mort. À Fontaine, la tornade n'a pris aucune vie mais a détruit 197 maisons.

Rapidement, les pompiers arrivent. À pied, eux aussi. «On était dans le noir. On butait sur les ardoises et les charpentes. » L'organisation des premiers secours se fait facilement. La mise en place du plan Organisation des secours (Orsec), aussi. Comme au Pommereuil, la ville est fermée par les gendarmes. Comme au Pommereuil encore, les « touristes » affluent pour prendre quelques clichés des décombres. Mais c'est ensuite que tout s'enraille pour Fontaine-au-Bois. De la même manière qu'à Saint-Benin, le reste de l'aide tarde à se mettre en place. Quatre semaines après la tornade, rien n'était fait. «Tout était concentré sur Pommereuil, les aides matérielles comme financières », se souvient l'édile.Nous, on nous a prêté main forte un bon moment après. Mais le temps semble long dans ce cas-là ! » C'est pourquoi, les Fontagnards ont pris la situation en main. Face aux lourdeurs administratives, ils décident d'agir.

La suite du témoignage de Jean-Pierre Abraham, dans une de nos prochaines éditions.

 

La forêt de Bois l'Evèque touchée, elle aussi, par la tornade de1967 

C. DiM.

tornade
 

  Sur plusieurs centaines de mètre de large, des épicéas de Sitka et de Douglas, des sapins de Vancouver rappellent la tornade.

 

En cette soirée du 24 juin 1967, les chevreuils et les sangliers de la forêt domaniale de Bois l'Évêque ont dû sentir la tornade arriver. « Les animaux prévoient les tempêtes. Ça peut arriver qu'un animal soit blessé, mais c'est rare. Ils sentent les choses et se cachent sous de jeunes peuplements pour se protéger », indique Jean-Marie Marcoux, responsable de l'unité territoriale de l'Avesnois de l'Office national des forêts (ONF). Si la faune est sortie à peu près indemne de la tornade, la flore elle a eu moins de chance. « Un tiers de la forêt a été détruite. La tornade a aussi touché une partie de Mormal. »
Sapins et chênes
La forêt de Bois l'Évêque, c'était principalement des chênes. « C'est l'essence principale de notre région. 65 % de nos forêts sont composés de chênes . Ceux du Pommereuil, c'étaient de gros arbres. » Déracinés par la tornade. Le personnel de l'ONF a remis le sol en état, avant de commencer à replanter. « Il a fallu deux ou trois ans pour replanter. On l'a fait petit à petit pour des raisons financières. » Trois espèces d'arbres sont choisies : les épicéas de Sitka, ceux de Douglas et les sapins de Vancouver. « À l'époque. on pensait qu'on manquerait de pâte à papier dans les années à venir. Pour faire cette pâte, on a besoin de résineux. On n'avait pas pensé que le recyclage de papiers serait créé. » Les épicéas et les sapins du Pommereuil arrivent à maturité. L'ONF commence à les couper. « On est bien contents de les avoir. Le marché est porteur en ce moment pour les épicéas. Ils servent aux charpentes et aux emballages en bois, par exemple . » Désormais, l'ONF veut redonner au Bois l'Évêque son peuplement d'origine. « On va laisser quelques résineux pour montrer qu'on sait en cultiver dans la région, mais notre idée est de remettre principalement des chênes et de valoriser la diversité en plantant également des merisiers, des hêtres et des frênes. »

 

  JEUDI 30 AOUT 2012

 

 

POMM V D N F RA

 

 

 

 

  Mes amis les Sapeurs Pompiers du Pommereuil en 2013

Merci Major Jean Marie Vallez 

     

 

    pommer pomp

 

 

 

 

Jean Marie évoque " sa  clique"  Que c'est sympathique,une clique  ( Les temps ont changés.....) 

 

Nous avons surement l'une des plus vieilles cliques du coin, cette dernière remonte à 1927 ... elle a connu des hauts et des bas mais nous arrivons à nous maintenir.  Pour info: seul un des membres (le plus âgé avec des lunettes sur la photo - en chemise bleue) connait le solfège, nous avons la particularité de jouer "par cœur" sans connaitre la musique .. ce qui ne nous empêche pas de "nous produire" dans les villages avoisinants ou au Centre de Secours du Cateau (proche de 5 km) lors d'inaugurations ou de journée portes ouvertes. Depuis 2 ans, nous avons décidé de ne plus jouer qu'au Pommereuil, le calendrier devenait trop lourd !! nous étions en effet trop sollicités..........

 

 

 

 

Partager cette page

Repost 0