Le site de Francis Raout Poèmes sapeurs pompiers




Quand un des nôtres quitte le service actif, nous lui faisons une petite fête. Il perd son surnom de Pépère  que le prochain à partir endosse.

 

PEPERE  

 

Dans ce C.S., une tradition séculaire,

Le prochain  à partir  est surnommé « Pépère »

Le nôtre sera nommé Adjudant honoraire

A la fête, demain soir, par Monsieur le Maire.

 

Mais, aujourd’hui encore, Pépère peut décaler.

La « Dépo » au départ...Pépère... Faut y aller.

« La Vie en rouge » devait être sa soirée Télé,

Mais au fossé, un gros « citerne » avait roulé,

Il fallait le vider, le fuel s’écoulait.

Les vannes enterrées étaient inutilisables,

Seuls, les trous d’homme étaient abordables.

Pépère décide que c’est par là qu’il fallait pomper

Après avoir barré le fossé pour tout stopper.

Pour l’exemple, c’est lui qui ouvrira les trappes.

Là, ce fut à filmer pour «  Farces et attrapes ».

Une trombe de mazout se déversa sur lui,

Pourquoi n’a t’il pas songer à prendre un parapluie ?

Sainte Barbe, dans sa tête, a pour toujours gravé

Un cadeau souvenir pour ses adieux aux agrès. 

 

La grande salle de la caserne brille,

Et dans les coupes, le Champagne pétille,

Pour Pépère, ce soir, c’est la grande fête.

L’organisation, en tous points, est parfaite.

Accueillis par la Présidente de l’Amicale

Et les « Pin-Pon » d’un fourgon qui décale,

Nous écoutons le Chef de Corps qui étale

Le parcours de Pépère au Centre Principal.

Et puis, le nouveau « Pépère » a fleuri Mémère.

On a cassé la croûte avec Monsieur le Maire.

On a beaucoup parlé,

On a bien rigolé.

 

« Et maintenant, que vais je faire de tout ce temps ? »

C’est trop dur de se sentir Ancien Combattant,

Toi, l’étranger, tu ne peux pas comprendre

Combien cela nous tenait au ventre,

Combien nous étions tous mordus,

Combien les ans nous ont vaincus.

Il me reste quand même les Anciens,

Je vais les rejoindre, je le crois bien.

 

« Partir, c’est mourir un peu »

« C’est mourir à ce qu’on aime »

 

 

                                             Francis RAOUT          Août  2OO2  

 

 

 

 

La dépollution décrite ci dessus a vraiment été réalisée, mais c'est le chauffeur du camion qui venait reprendre le produit qui a ouvert les trous d'homme du véhicule renversé et qui a été "mazouté" Cet intrépide intervenant était mon camarade Michel Huguet, Capitaine de réserve, qui conduisait un gros porteur livreur de produits pétroliers et qui travaillait, comme moi,avec la "Mobil Oil  Francaise" 

 

 

 

pollut-copie-1.jpg

 

La "semi" a été vidée par ses trous d'homme (Les vannes (sur le côté contre terre) inaccessibles. Nous procédons au curage du fossé.

Lun 3 mar 2008 Aucun commentaire