Le site de Francis Raout Poèmes sapeurs pompiers

 

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LES ANNEES MOBYLETTES

 

 

 

Puis je vous parler d'un temps,

Que les jeunes d'aujourd'hui,

Ne peuvent pas connaître.

 

Puis je vous parler d'un temps,

Que surtout aujourd'hui,

Il faut faire connaître.

 

Quand, dans la nuit, hurlait la sirène,

Vingt mille sommeils s'arrêtaient de rêver.

Quarante gars fonçaient vers l'arène,

Mobylettes sautant sur les pavés.

Aucun, bien sur, n'avait encore d'auto.

La "Mob" avait remplacé le vélo.

Il fallait être premier sur la cour

Pour ne pas louper le premier secours.

Ils s'entassaient dans le "Normalisé".

Les derniers se sentant pénalisés.

"Ah oui ! La prochaine fois, c'est sûr,

Je ne lacerai pas mes chaussures."

 

Ceux qui les encadraient étaient des durs,

Preux soldats des deux guerres, pros des feux,

Lutter avec eux était aventure,

Avec eux on sortait glorieux.

 

Officier " Mobylettard", mécano,

Avec le "Ford" tu transperças la haie,

A la mare, la pompe n'aspira pas l'eau,

Son purgeur gisait dans le barbelé.

La branchette que tu taillas au couteau,

De la prise d'air, colmata l'entrée.

Le monstre qui devait tout dévorer,

Fut vaincu par une fine astuce.

Mon vieux pote, je tenais à t'honorer,

Dix petits vers, c'est mieux qu'un grand laïus.

 

Merci à vous, gars des mobylettes,

Ou que vous soyez, vous êtes avec nous.

Vous, les as du gang  des pétrolettes,

Non, nous n'aurions rien pu faire sans vous.

 

 

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                                                   F. RAOUT   Octobre 2006

 

 

La pompe était fixée devant le nez du camion qui était un surplus de l'armée U.S. 

Roger GUEUS, maitre mécanicien, est devant le 1er camion.C'est lui le" Mobylettard"
 

Ven 29 fév 2008 Aucun commentaire