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Amis Sapeurs Pompiers de France, en prenant connaissance du "Blogpost" journalier en provenance de la F.N.S.P.F. en dâte du 27 juillet 2012, je m'aperçois que notre Fédération veut faire réparer la notion " Sapeurs Pompiers , les parents pauvres de la République en ce qui concerne l'obtention et la valeur des médailles"
 Enfin, je ne suis plus seul....
 
Depuis des décennies, je me suis heurté à un mur.
 
Voici donc ce " Blogpost" et aussi deux de ces nombreux documents preuves de mes multiples interventions orales et écrites restées "lettres mortes"...
 
  med ph titre
med ph
Ils en ont de la chance les sapeurs-pompiers !
Il est en effet innombrable le nombre des médailles qu’il est possible de leur décerner.
Il y a en premier lieu les grands ordres nationaux : la Légion d’honneur – le Mérite national.
Il y a les médailles de sauvetage, pour acte de courage et dévouement.
Il y a aussi les médailles plus spécialisées : les Palmes académiques, le mérite agricole (le poireau), les médailles de la Jeunesse et des Sports, la médaille de l’administration pénitentiaire, la médaille des affaires étrangères.
Il y a de nouvelles médailles que certains spécialistes estiment décernables à des sapeurs-pompiers : la médaille de la Santé et des affaires sociales, la médaille d’honneur des services judiciaires, la médaille d’honneur des affaires étrangères.
Il y a surtout la nouvelle médaille de la sécurité intérieure.
Il y a enfin les médailles d’honneur des sapeurs-pompiers décernées soit par ancienneté avec trois échelons : argent, vermeil et or, soit pour services exceptionnels avec deux échelons argent et vermeil, et les médailles du mérite fédéral.
Ce n’est pas parce qu’il y a des médailles qu’on les obtient inévitablement. Il faut des circonstances :
- être acteur sur le terrain lors de fait remarquable,
- être distingué par ses actes de sauvetage, d’actions déterminantes,
- être reconnu comme ayant rendu des services à la société, aux hommes et aux femmes de ce pays.
Tout cela ne manque pas chez les sapeurs-pompiers : des feux, des accidents, des sauvetages de toute nature, des secours publics distribués avec bravoure, efficacité, humanité, des opérations de tout ordre lors de grandes catastrophes, y compris sur le théâtre international, des services rendus, à la jeunesse, aux agriculteurs, aux administrations, des formations effectuées pour tous publics. C’est le lot quotidien des pompiers, qui agissent avec courage, dévouement, généreusement – et don de soi – au profit gratuit des autres.
Des centaines, des milliers de fois dans une carrière !
Alors ? Ces hommes et ces femmes doivent avoir la poitrine bardée de médailles ! La lecture des listes des sapeurs-pompiers décorés, sur le journal officiel, doit être fastidieuse !
Les préfets, les responsables d’administration, les officiers supérieurs doivent attraper mal aux bras de les décorer, lors des cérémonies officielles !
Pensez 250 000 hommes et femmes au service quotidien de la population ! Plus que les militaires, les gendarmes et les policiers !
Ce doit en faire des médailles !
Heureux sont-ils les sapeurs-pompiers de France et c’est bien mérité !
Et bien non, non, non ! Rien, rien, rien !
Aucun risque pour les sapeurs-pompiers d’avoir une déformation du côté gauche de la poitrine sous le poids des médailles.
Les listes aux ordres nationaux sont faméliques, en dépit de l’action déterminée de la Fédération depuis des années, des promesses faites auprès de ses dirigeants. Et puis quand elles sont attribuées à des sapeurs-pompiers ce sont presque toujours qu’à des officiers de haut rang.
Point de Palmes académiques pour ceux qui sont les premiers enseignants de secourisme en France, qui interviennent dans les écoles pour former nos jeunes à la culture du risque et aux premiers secours ou si peu.
Point de médaille de Jeunesse et Sports pour nos formateurs de jeunes sapeurs-pompiers qui passent bénévolement leur mercredi, leur samedi à éduquer 28 000 jeunes ou anecdotiquement.
Même les médailles de sauvetage ou pour services exceptionnels sont décernées jalousement, parce qu’elles doivent faire l’objet de la proposition des chefs et que ceux-ci, dans leur trop grosse majorité, ne veulent pas les faire, parce que, quand même ils estiment avoir fait mieux que ceux qu’ils seraient amenés à proposer et qu’eux ils n’ont rien eu.
Mais qui n’est pas allé combattre un grand feu de forêt et n’a pas été effrayé par le grondement de l’arrivée du feu, suffoqué par les fumées, et en dépit de ses terreurs avoir été courageux, combatif ; qui n’est pas allé dans une maison en feu essayer de sortir les occupants, les retrouver parfois carbonisés sous leur lit ; qui n’est pas descendu au fond d’une fosse à purin, puante, visqueuse, avec un appareil respiratoire isolant récupérer des corps sans vie ; qui n’est pas allé dans la fange, dans la boue, sortir des corps sanguinolents, torturés d’une carcasse de voiture disloquée ; qui n’a pas tenu la main d’une personne agonisante à qui l’on prodigue les derniers soins, soutenir ses derniers regards, ses derniers espoirs ; qui n’est pas allé dégager un corps déchiqueté d’une machine agricole ; qui n’est pas allé secourir des enfants horriblement mutilés dans les accidents de la vie courante ; qui n’est pas allé donner la vie en aidant une maman à accoucher dans une voiture ou sur le palier d’un appartement ; ne peut comprendre , ne peut juger , n’a le droit de chicaner un droit à médaille, n’a le droit de ne pas reconnaître de distinguer de récompenser ceux qui ont fait …ça !
Chacun de ces hommes et de ces femmes sont éligibles aux plus hautes récompenses de la République pour le moindre de leurs actes !
Au moins autant que les militaires, les gendarmes, les policiers : le tribut payé en vies humaines par les sapeurs-pompiers de France n’est pas moins lourd que celui de ceux-là !
Au moins autant que les artistes, eux, les pompiers qui sont souvent des improvisateurs de génie pour sauver la vie des autres !
Au moins autant que les ecclésiastiques, eux, les pompiers qui apportent de la fraternité dans un monde individuel, qui font vivre un profond respect pour l’Homme !
Au moins autant que les hauts responsables d’administration, eux, les pompiers qui 24h/24, quelles que soient les circonstances se lèvent spontanément et partent laissant tout en place, dans les secondes qui ont suivi l’appel !
Et pourtant… Même sur leurs cercueils, quand ils sont morts en service on pèse, soupèse et argote sur le métal de la médaille et la couleur du ruban !
Alors que reste-t-il pour les humbles, les modestes, ceux qui pratiquent quotidiennement en héroïsme, banal, méconnu, qui se dévouent sans compter anonymement, sans le faire valoir à tout bout de champ ?
Et bien les seules médailles qu’on ne peut pas leur enlever, qu’on ne peut pas ne pas leur remettre : les médailles d’honneur pour ancienneté, pour vingt ans, vingt-cinq ans, trente-cinq ans de bons et loyaux services qu’on porte souvent les trois ensemble pour faire plus riches.
Et puis aussi les médailles de leur Fédération, de leurs Unions dont le port est contestable mais toléré.
Et bien, pompiers de France, ces médailles d’ancienneté, ces médailles du mérite fédéral, ce sont les plus belles que l’on peut porter !
Ce sont celles qui ont le plus de poids de vies sauvées, d’intérêts préservés !
Ce sont les médailles du courage, du dévouement, de l’Humanisme, de la Fraternité.
Passants, inclinez-vous devant ceux qui les portent. Ils le méritent !   
 
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Je reprends donc espoir de voir notre corporation un peu plus remerciée et nos médailles reconnues à leur juste valeur. Que notre cri soit enfin entendu par nos élus!.....
 
 
24 juillet 2013
  
  
  
Médaille de la Sécurité intérieure : entre colère et exaspération

En effet, cette promotion fait apparaître un profond décalage entre le nombre de sapeurs-pompiers bénéficiaires et celui des autres acteurs de la sécurité.
Pourtant, c’est bien d’abord dans une volonté d’améliorer la reconnaissance apportée par la Nation à ses sapeurs-pompiers que la création de cette médaille en 2012 trouve son origine. En effet, dans son rapport au ministre de l’Intérieur en 2009, la Commission Ambition Volontariat soulignait déjà la trop faible présence des sapeurs-pompiers dans l’attribution des décorations nationales, et proposait la création d’une médaille de la sécurité civile. Ce projet a ensuite été élargi, légitimement, pour aboutir à la création d’une Médaille de la sécurité intérieure – ce qui avait déjà nécessité une bataille de la FNSPF pour la création d’une agrafe « sapeur-pompier », qui avait été oubliée au passage ! Mais au final, ce sont malheureusement les sapeurs-pompiers qui en bénéficient le moins.
Cela est difficilement compréhensible et les sapeurs-pompiers de France ne sauraient l’accepter. Malheureusement, il s’agit là d’un nouvel exemple du manque de reconnaissance apportée aux sapeurs-pompiers, qui a d’ailleurs conduit la FNSPF à adresser le 2 juillet dernier un courrier au président de la République sur la nécessité de mieux marquer la considération de la Nation envers ses citoyens engagés que sont les sapeurs-pompiers, en particulier les sapeurs-pompiers volontaires, en regrettant que ceux-ci soient insuffisamment présents dans l’attribution des ordres nationaux de la Légion d’honneur et du Mérite.
Concernant plus précisément cette première promotion de la MSI, les différents renseignements recueillis laissent à penser que cette situation est aussi la conséquence de nombreux dysfonctionnements et de négligences dans la prise en compte et le traitement des dossiers déposés (dossiers restés en attente à certaines étapes de la procédure, dossiers perdus, demandes de médailles d’or ou d’argent systématiquement transformées en médailles de bronze…).

A plusieurs reprises ces derniers jours, le président de la Fédération Eric Faure a insisté sur l’exaspération des sapeurs-pompiers à ce sujet tant auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qu’auprès du directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crises, Michel Papaud.
 
Ce dernier s’est engagé personnellement, d’une part à améliorer le dispositif de traitement des dossiers, qui souffre de lourdeurs peu compatibles avec la bonne prise en compte de la ressource territoriale que représentent les sapeurs-pompiers, d’autre part à valoriser fortement la présence des sapeurs-pompiers dans la prochaine promotion (1er janvier 2014) afin que le nombre total de médailles sur ces deux premières promotions permette d’établir un équilibre plus juste entre tous les acteurs de la sécurité.
La Fédération prend acte de cet engagement. Elle invite d’ores et déjà l’ensemble des Unions et des Sdis à faire ensemble le nécessaire pour retransmettre les dossiers n’ayant pas abouti ainsi que de nouveaux dossiers, contribuant ainsi à atteindre l’objectif promis.
 
  Auteur : FNSPF   Publié par : FNSPF
 
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Tag(s) : #MEDAILLES DES SAPEURS POMPIERS

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