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Moyen d’appel et moyens radio :
 
 

A notre arrivée dans les nouveaux locaux nous gérons la mise en route de la sirène. Le seul code c’est : Trois modulations – appel pour la Ville – Quatre pour la campagne.

Que d’inconvénients  sont générés par l’appel par la sirène. La nuit, réveil de toute une population (20.000 habitants) – trop de pompiers prenant des risques pour des interventions bénignes –  parfois trop de spectateurs sur les lieux – C’est donc un grand jour que celui où, à force d’insistance, le département subventionnant, nous touchons quinze appareils d’appels sélectifs, pratiquement les premiers dans le Nord. Finie la sirène, (sauf éventuellement un appel général). Dans un premier temps nous faisons un échange par semaine, mais très rapidement (en 1982) tous sont munis d’un « Bip » qui parle.

 Après un début avec deux portatifs, nous sommes équipés dès1970 d’une station fixe radio et de postes dans tous les véhicules –  Le chef d’agrès peut demander des renforts, des précisions, faire rentrer les secours inutiles  etc...Encore une première dans le secteur.

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   La première radio fixe - L'émetteur récepteur est sur un "rak". Sur la table, les premiers portatifs des années précédentes (nous  les appelions "rotas" du nom de leur indicatif - Celui de la station fixe était "Plagal" Tous nos postes se nommaient  "Plagal suivi de leur n°."    Jean Coppin assis et Bernard Vandenbergue

 

 

 

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                                                                                             La salle "radio" actuelle
 

Nous sommes également dotés par le Département (Centre Principal de Secours) de sondes de radioactivité, de compteurs Geiger et de vêtements  de protection contre les radiations.

 Le Département nous équipe de détecteurs de balises de détresse équipant les avions et nous faisons des manœuvres de recherches dans la forêt de Nieppe

 

Sport :

 

Nous intensifions la pratique des sports, football, parcours sportif du Sapeur Pompier. Michel Dezitter devient Champion du Nord du Parcours sportif. 

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Amicale :

 

A sa vétérance, en 1982, Charles Dehaudt cède la place de Président  à Christian Raout – L’Amicale est prospère - Le calendrier est distribué en ville comme à la campagne.

Nous, qui, à part la gratuité de la Salle des Fêtes pour notre banquet de Ste Barbe, ne recevons aucune subvention, pouvons payer toutes nos cotisations à la Fédération, à l’Union du Nord, aux Anciens , l’assurance hors service commandé,  nous pouvons aider pour des cas sociaux urgents, nous pouvons faire chaque année un don conséquent aux Pupilles des Sapeurs Pompiers Français, faire, à tous, un cadeau à la fête des mères, à la fin de l’année, faire notre Ste Barbe, payer les frais des Congrès et jumelages. Et  puis, pour « conserver nos pompiers sur Hazebrouck » les dimanches et jours de fête, nous achetons un terrain en zone humide et y faisons creuser un étang de pêche que nos spécialistes comme Bernard Vandenberghe s’acharnent à peupler en poissons. Chaque pompier peut, avec sa famille, en profiter en plus de « pêches à la truite »  que nous y organisons.

 

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Après mon départ, le Président de l’Amicale a été mis en minorité (par des gens qui n’étaient pas là en 1970) pour avoir, avec son Conseil d’Administration, offert une chemise blanche à chaque pompier. Ce n'était, soi disant, " pas un cadeau car une pièce d'habillement" (mais la Municipalité ne voulait pas acheter des chemises pour les pompiers).  Les vœux de Ste Barbe, en ce qui concerne leur présentation spéciale aux Officiers ont été supprimés. Je tiens néanmoins à souligner que « l’Amicale » actuelle, sous la présidence du Capitaine Valérie Mullot est un exemple dans le genre

Durant tout mon commandement, nous aurons de chaleureux contacts avec les Municipalités successives. Nous assisteront à toutes les cérémonies officielles. Nous assurerons les services de sécurité lors de l'envol du ballon de la "Ducasse" gonflé d'abord avec du gaz de ville puis avec du gaz liquéfié. Un des ballons percuta l'hôtel de ville et se déchira, l'aéronaute fut blessé ainsi qu'une  secouriste.

 

 


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Chaque année les deux passagers "du ballon" étaient, l'un en provenance de la Municipalité, l'autre de la direction d'une association locale. J'eus l'honneur de "monter en ballon."

 

                                                                                 Mon ascension
 Secours Routiers :

  

La fin des années1960 (1967 - 68) voit se dessiner une activité supplémentaire qui va tout révolutionner.  Les professionnels, dans les grands centres, commencent à sortir sur les accidents routiers. Rien d’officiel n’est prévu pour les volontaires. Mais les accidents augmentent, des cas terribles d’état d’abandon de victimes sont découverts; nous, sauveteurs de vocation, décidons  alors de "faire quelque chose." Au lieu de pratiquement repousser les appels en les dirigeant sur des ambulances privées où « le médecin de garde », timidement, nous acceptons d’intervenir « sans faire sonner la sirène ». Après des mois d’illégalité, nous pouvons officiellement intervenir avec notre vieux D4B pas fait pour cela (ce véhicule était uniquement destiné à relever des asphyxiés où brûlés). Mais la plupart des accidents se produisent « extra muros » et nous ne sommes pas encore accrédités par le Département. Nous traversons donc une période difficile. A tout cela s’ajoute les problèmes que nous rencontrons pour faire soigner nos victimes. Alors, nous remuons des montagnes, notre Maire, a été le premier à autoriser le relevage sur la Commune mais, c’est avec l’hôpital que nous avons de grosses difficultés. Exemple vécu : En pleine nuit, devoir réveiller le concierge pour obtenir l’ouverture de la grille – Brancarder sur plus de 75 m. dans le sous sol des pavillons pour trouver l’ascenseur désactivé la nuit – monter les victimes au premier étage dans le couloir du service, - la veilleuse de nuit va réveiller la religieuse responsable  qui, coiffée de sa grande cornette, juge de la gravité et de la nécessité de faire appel au chirurgien résidant en ville . Nous n’étions donc pas les bienvenus.

Nous pensons bien faire en dirigeant « nos victimes » sur la clinique privée du chirurgien de l'hopital. Mais, très rapidement une de ses responsables me demande d’arrêter de le faire « car c’est difficile d’être remboursé » Son « Patron » (qui ne devait pas être au courant) nous refusera un jour notre calendrier. (parce qu'il ne nous voyait plus amener les accidentés chez lui.)
                                                                                                                    

Nous devons donc de nouveau nous rapprocher de l’hôpital, mais, certains de mes propos (peu flatteurs certes) avaient été rapportés à sa direction, je me retrouve donc comme un accusé, (j’étais le seul debout devant tous les membres du Conseil d’Administration)        "Capiaine, on m'a rapporté que vous disiez du mal de l’hôpital ! »......  Néanmoins, j’en suis sorti avec la promesse « Nous allons décider chose ....»
 Effectivement un architecte à étudié une première possibilité d’un accueil, qui petit à petit, s’est étoffé, (lits, personnel, accès) Il était grand temps parce que nous avons connu l’époque terrible de ses accidents mangeurs d’hommes, causés par l’alcool au volant, la vitesse non limitée, le mauvais état des voitures, l’absence de ceintures, les points noirs. Peu de semaines se passaient sans que nous relevions des morts et de nombreux blessés. Nos interventions entraient dans les mœurs. Seuls intervenants du secteur, nous parcourions la moitié de l’Arrondissement de Dunkerque et il fallut  attendre en  trois, quatre années pour que les autres Centres soient dotés de V.S.A.B. Ce furent des années héroïques, les mots ne peuvent décrire l’abnégation, le dévouement de ces garçons toujours disponibles, toujours prêts à se perfectionner. Ce fut le temps des cours de secourisme routier, et dans ce domaine il faut signaler l’action du médecin du Corps, le Docteur Abel Devos qui dès son arrivée prit en main cette formation aidé par des monitrices nationales de secourisme Mmes Marie Jeanne Debacker et Chantal Dumoulin et aussi et surtout de Jacques Savage, entré en 1978, sous lieutenant et moniteur national de secourisme en 1981. Cette équipe rayonna longtemps sur tout le secteur. Bénévolement et j’insiste,(pas de vacations, véhicules personnels,) ils formèrent tous les Sapeurs Pompiers et autres de l’ex arrondissement pendant donc une quinzaine d’années.  Après mon départ, une sombre affaire de «  règlement » invraisemblable, les mit à l’écart. Personne ne prit leur défense, ce fut une injustice flagrante et notoire.  Tous les pompiers de ce temps là sont d’accord avec moi.


 

crash 003

Le Colonel Devos, (en civil) a posé une "perf" après avoir fait le trajet en voiture perso et abandonné ses clients.



L'accident a eu lieu dans la nuit - Au petit matin nous sommes alertés - la victime était sous une roue de la voiture et allongée dans le fossé plein d'eau- sa tête dépassait -elle pouvait respirer - la grue du camion N°2 de dépollution releva la voiture avec beaucoup de précautions-le conducteur était sauvé. (exemple parmi tant d'autres). ( les sauveteurs: J.P. Bogaert et Jacques Savage)

 Donc, petit à petit, les problèmes se sont solutionnés. Les pompiers qui faisaient don de leurs vacations au Département ont été payés, l’Amicale n’a plus eu à régler des pleins d’essence,(1969) J'aurais dû garder une note de ce temps là nous autorisant à intervenir sur les accidents pendant trois mois. (pour essai).  Des rendez vous avec les véhicules du SAMU étaient pris sur les bretelles d’autoroute; nous avons pu profiter de l’hélicoptère Sécurité civile – Sapeurs Pompiers.  Le Colonel Loisel,  ancien de l' A.L.A.T. avait réussi à obtenir la maintenance d'un appareil pour le Département et nous fîmes les toutes premières interventions héliportées dans le Nord. Encore merci, mon Colonel.  



 

                           Ces opérations étaient fréquentes




                             Il y avait de gros "crashs........

   
                             Cela tapait dur....

    Donc il fallait ouvrir les voitures, nous nous procurons des outils de tôlier automobile. Notre permanent, forgeron municipal, Jean Pierre Bogaert se charge de remplacer l'une des deux grandes bouteilles de la nouvelle ambulance par une bouteille d'air compriné pour actionner les vérins. Puis il transforme un nouveau fourgon tonne pompe en véhicule de désincarcération en y ajoutant un mat d'éclairage et une dynamo additionnelle fournissant du courant ( même du 380 v) pour l'éclairage et la mise en oeuvre de l'outillage électrique.Interviewé par "Le Sapeur Pompier Magazine) Jean Pierre témoine ci-dessous.

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Le nombre de sorties, en progression constante, prouve, s’il le fallait, d’une part l’importante augmentation de la fréquence des accidents et  la notoriété de nos secours de l’autre.

1964 :  De l’ordre de 40 interventions annuelles 

1968 :  51  -   1969 : 55 -   1970 : 129 -   1971 : 198 -   1972:  260 -   1973:  302 -   1974 : 341 -  1975 :  402 -  1976 : 479 - 1977 : 480 -  1978 - 605 -  1979 : 636 - 1980 : 689 -   1981 : 764 -   1982 : 775 -   1983 : 911 -   1984 : 720 -   1985 : 732 -   1986 : 781 -   1987 : 850 -  1988 : 1.100 .
 

                 Sauvetage au moyen de l'échelle pivotante automatique 30M.
 

Ces milliers de sorties nous ont laissé des images terribles de souffrances morales et physiques. Aucune aide physiologique ne nous a été apportée quand nous relevions, par exemple, quatre jeunes carbonisés dans une voiture où huit personnes décédées dans un crash de deux avions. Oui, mes gars étaient exceptionnels. Grâce à « la permanence «  (employés municipaux logés) et à tous ceux qui bénévolement passaient leur temps libre à l’arsenal, la sirène ne devait pas fonctionner (avant les sélectifs) et nos départs étaient ultra rapides. Rappelons  les noms de nos «  permanents »– Jean Pierre Bogaert, Jean Coppin, Roger Martel, Philippe Decool, Bernard Vandenberghe. Avec votre moniteur national Jacques Savage, vous avez sauvé des gens, je le jure, j’en suis témoin. 


PREVENTION

La création de la Commission Locale de Sécurité se composant d'un membre du Conseil Municipal, du Commissaire de Police et du Chef de Corps des Sapeurs Pompier me contraint de visiter, une fois par an tous les établissements recevant du public de la Ville. (Ecoles publiques et privées, salles des fêtes, cinémas, cafés, restaurants, centre socio éducatif, salles des sports, hôpital, clinique, supermarchés, églises, mairie). A l'ouverture des nouveaux commerces nous devons vérifier les normes de sécurité, des projets nous sont confiés et surtout il faut se tenir au courant de tout ce qui touche à la Prévention. Ces visites étaient faites bénévolement. 

 

ASSOCIATION FLANDRES LYS DES SAPEURS POMPIERS VOLONTAIRES

 

En 1975, forts de  l’immense vague d’amitié entre les différents Corps de l’ex arrondissement que les nombreux et prisés « Rallyes » avaient déclenchée, avec le Capitaine Francis Wambergue, Chef de Corps à Merville, nous décidons de regrouper ces corps en un seul faisceau et nous retenons la proposition de Francis Wambergue, cette Association s’appellera couramment  «  Flandres Lys » (Depuis, combien d’organisations ont copié cette appellation ?)


      

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L'écusson Flandre Lys représente un casque voguant sur la Lys orné d'un moulin des Flandres 


Le Capitaine Francis Wambergue co-fondateur de Flandres Lys


 J’ai l’honneur d’en être élu le premier président. Je le resterai jusqu’à mes adieux aux agrès, ( considérant que le président devait être un « actif », je me retire.)

Le Capitaine Dany Verhaeghe du Corps de La Gorgue me remplacera et cédera sa place au Capitaine Pierre Degroote de Merville qui préside actuellement notre Association.

Nous étions 18 Corps représentant près de 500 Pompiers, CPS Hazebrouck, CS Merville, Bailleul, Cassel, Steenvoorde, La Gorgue, Estaires, CPI Vieux Berquin, Morbecque, Renescure, Haverskerque, Le Doulieu, Méteren, Steenwerck, Boeschèpe, Godewaersvelde, Rubrouck, Arnèke.
 

 

 Tous ces Corps, au point de vue de l’amitié, n’en font qu’un.

 

Nos nombreuses réunions se tenaient, à tour de rôle, dans chacune de ces Communes et ont permis à ce que toutes les Amicales déposent réellement des statuts, qu’elles s’assurent  hors service commandé. Nous avons décidé d’acheter les calendriers en achat groupé faisant faire des économies à tous et surtout aux « petits corps ».

 Pendant près de vingt ans nous avons acheté le calendrier. Il était personnalisé pour chaque Corps (page de garde avec des photos du Corps)

Nous avons fait des manifestations communes (les rallyes) Nous avons intensifié les dons aux « Pupilles » 2.000.000 de « centimes » par an en moyenne. Encore, aujourd’hui, cette action est poursuivie. Moi, l’ancien, je remercie publiquement «  Flandres Lys » d’organiser le voyage « en bus  »  aux deux manifestations que les Anciens du Nord organisent chaque année, fournissant, à elle seule, la moitié de l’effectif des participants.

 

Nous organisions des "Journées Pupilles des Sapeurs Pompiers" tous les ans, avec le repas en commun "de la roulante" "Patates - fayots - Corned beef"  le tout mélangé( un régal)  et ce dans une commune différente . Nous y installions nos stands de vente en faveur de nos orphelins. Le Capitaine Wamberghe   (de dos) surveille la cuisson mais c'est Madame Campagne, l'épouse de notre "Maitre Chanteur" le  "chti pouchin", comme ils disent à Merville, qui commande.

 

 


Et puis nous nous épaulons dans les coups durs, et là, je dois rappeler mon ami le Mervillois Roland Aubin qui était chargé du « social » et qui, avec une ténacité invraisemblable « décrochait » pour nos déshérités des secours exceptionnels aux différents organismes départementaux. Encore un « héros » caché.


Le secrétaire de l'époque, Jean Louis Caron, Administrateur près de notre Union Départementale, fit également un travail formidable surtout en ce qui concerne les assurances, les archives que je compulse me le rappellent. 

 

Les "Mervillois"  de ce temps là avec leur Municipalité

Actuellement :  Président : Capitaine Pierre Degroote - Vice Présidents : Capitaine Jacques Rousselle et Lieutenant Jean Pierre Bogaert – Secrétaire : Adjudant Joël Duhayon – Trésorier : Capitaine Jacques Savage  - Secrétaire Adjoint : Capitaine Maurice Comyn – Trésorier Adjoint : Lieutenant Patrick Bailleul - Délégué aux anciens : Adjudant chef Emile Desmet - Délégué aux JSP : Adjudant chef William Westrelin
.


1973: Décès du Comandant Deschodt


                                             Le Commandant méritait bien" l'échelle"


1974   Départ à la vétérance Capitaine Geus

 

                                                          Roger, l'ami de tous les Hazebrouckois 

 

 

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Tag(s) : #HISTORIQUE Source ARCHIVES DE LA COMPAGNIE 1882

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