SAPEUR-POMPIER
Poémes sapeurs pompiers évoquant leur vie du demi-siécle passé.
Historique de la Compagnie d'Hazebrouck
Souvenirs vécus ( Guerre, armée)
Tranches de vie. Poésie.Francis RAOUT
Officier de Sapeur Pompier volontaire depuis 1954 .
Commandant honoraire depuis 1989.
Ancien Chef de Corps du Centre Principal de Secours d'Hazebrouck.
Fondateur et Président d'Honneur de l'Association Flandres Lys
Vice Président de l'Association des Anciens Sapeurs Pompiers du Nord
Chef de Bataillon de Réserve de l'Armée Francaise
Conseiller Prud'homme Honoraire
Garde de Lorette
Plombier Zingueur
Le 11 Novembre du poilu volé.
Combien ils l’ont fêté cet anniversaire,
Revivant chaque fois leur terrible calvaire,
Ces Anciens de « quatorze »devenus civils,
Près des Monuments aux Morts de nos villes !
D’année en année, nos héros nous quittèrent,
Finies les chevauchées dont ils étaient si fiers,
Aux banquets, plus de chansons patriotiques
Nous manquent, aussi, leurs souvenirs pathétiques.
Géry fut l’un des derniers à participer,
Son manteau portait ses médailles bien groupées,
La Médaille Militaire, joyau d’épopée
La Croix de guerre qui rappelait bien des drames,
Vécus à Verdun et au Chemin des Dames,
La Légion d’Honneur, des
braves, l’oriflamme.
Je le revois, notre grand Ancien, tout en pleurs,
Spolié de ses médailles par un méchant voleur,
Ces décorations reçues au « Présentez … Armes ! »
En plein cœur de l’Apocalypse, dans la Marne.
Sur ses genoux, son manteau nu buvait ses larmes….
Soixante dix ans avaient fait pâlir les rubans
Qui l’honorèrent après les « Ouvrez le ban ! »
Des médailles neuves seraient des étrangères,
Il portera donc le deuil des « régimentaires »
Il s’en voulait d’avoir profité du vestiaire,
Les médailles ne s’accrochent pas à la patère.
Lors de nos rencontres, il évoquait sa peine…
« Malgré tout, disait-il, j’ai eu de la veine « »
« Tous ces copains morts, alignés dans les charrettes »
« Qui reposent, peut être, aujourd’hui, à Lorette »
« N’ont pas eu la chance de voir leurs décorations »
« Laissons le voleur dans son aliénation. »
Géry, de Morbecque en Flandres, le Maire,
S’en est allé, un jour, rejoindre ses frères.
Pas de peloton d’honneur pour le brave Poilu,
Mais un officier, militairement, le salue :
« Pour tes souffrances, »
« Pour notre France, »
« Géry, »
« Merci. »
Francis Raout Novembre 2009
Les pompiers de Morbecque et de Flandres Lys assistaient, en tenue, à ses funérailles
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