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Le soldat Bizolon fut tué aux combats de Lorette. Voilà ce que m'apprend, aujourd'hui, le forum de "La bataille de la Dyle" de mon ami Patrick, que je remercie. Merci aussi à "Daffy" qui a retrouvé ces documents.

Lien sur le forum: http://0z.fr/sf4sO

 

Le déjeuner gratuit du soldat chez Clothilde Bizolon à Lyon

 

 

Clothilde Thévenet vient au monde en 1871 à Coligny, dans l’Ain. Jeune fille, elle épouse le cordonnier Bizolon. Leur fils Georges naît le 25 août 1891. Le couple quitte ensuite Coligny et s’installe à Lyon, dans le quartier de Perrache, où le cordonnier a établi sa boutique.
En août 1914, mobilisé dès le début de la guerre au sein de la 3e compagnie du 21e B.C.P. (bataillon de chasseurs à pied) de Montbéliard, le fils des Bizolon est envoyé au front. Désormais seule, son mari étant décédé depuis peu, Clothilde Bizolon décide de participer à sa modeste manière au soutien du moral des troupes. Avec l’aide de voisins et d’amis, elle installe un comptoir improvisé, formé de quelques planches et de six tonneaux de bois, dans le hall de la gare de Lyon Perrache, et propose gratuitement aux soldats en transit du café, du vin et des mots de soutien. En remerciement, les soldats lui chantent souvent la Madelon. En mars 1915, le malheur s’abat à nouveau sur la jeune veuve : le sergent Georges Bizolon, son fils unique, est tué le 18 aux combats de Notre-Dame-de-Lorette, dans le Pas-de-Calais. Sa mère apprend la nouvelle le 26 par un employé de la mairie du 2e arrondissement de Lyon. Mais elle avait promis à son fils qu’elle continuerait son œuvre même s’il était tué. Et elle tient parole.

Prématurément vieillie, celle que les soldats appellent désormais de plus en plus souvent “la Mère Bizolon” remue ciel et terre pour trouver le financement nécessaire à la poursuite de sa tâche qui a pris de plus en plus d’ampleur. Le bouche à oreille a en effet fait son œuvre. Les soldats sont chaque jour de plus en plus nombreux à s’assembler autour de sa buvette, “Le Déjeuner du Soldat“, occasion pour eux de raconter quelques bribes de leur guerre à une oreille compatissante et de recevoir quelques mots de réconfort. Ceux qui le désirent peuvent également mettre quelques pièces dans une petite timbale en fer blanc. L’argent donné par les passants, par les amis et les voisins de la veuve, ainsi que par un riche Américain, M. Hoff, permettent à la buvette de subsister en attendant la reconnaissance officielle qui tarde à arriver. Enfin, les multiples intercessions auprès du maire de Lyon, Édouard Herriot, portent leurs fruits. Devant la gare de Perrache, la mairie fait construire un abri en planches et en zinc, avec un comptoir extérieur, un guichet et une cheminée pour accueillir l’énorme cafetière. La “Maman des Poilus” devient désormais l’une des figures les plus populaires de la capitale des Gaules.

A l’automne 1918, pour fêter l’armistice, la Mère Bizolon quitte son immuable robe noire pour revêtir une robe au large col blanc, souvenir des jours heureux d’avant-guerre. La fin du conflit ne met cependant pas un terme à ses activités. L’ancienne boutique du cordonnier prend la relève de la buvette, pour accueillir les soldats démobilisés. La veuve s’occupe également de différentes œuvres charitables, rend service aux personnes âgées et garde les enfants du quartier. Seuls moments de repos, les quelques jours qu’elle passe chaque année à Peyrieu chez ses amis Hoff. En mai 1925, elle est décorée de la Légion d’Honneur par Édouard Herriot pour services rendus à la nation.
En septembre 1939, à la déclaration de guerre, malgré sa fatigue et une santé chancelante qui lui rend pénible les déplacements et les stations debout, la Mère Bizolon, qui va fêter ses 69 ans, rouvre quotidiennement sa buvette à la gare de Perrache, offrant aux soldats de passage café, vin chaud ou bol de bouillon.
Mais la Maman des Poilus aura une fin tragique. Le 29 février 1940, elle est agressée chez elle par un inconnu. Transportée à l’Hôtel-Dieu, elle y décède le 3 mars. Ses funérailles, prises en charge par la ville de Lyon, sont célébrées le 7 mars 1940 à l’église Saint-Martin-d’Ainay en présence du cardinal Gerlier, du président du Cartel des Combattants, des conseillers municipaux et de centaines de personnes dont un grand nombre d’anciens poilus. Son assassin ne sera jamais retrouvé.

 


Source : Novopresse info

 

 

Encore plus de renseignements ( sur l'assasin) sur le site de la Fédération Nationale des fils des tués

http://0z.fr/5FNKK

     Capture--Bizolon-2.JPG

 

  casques

 

Capture

 

 

 

Avec mes amis Gardes de Lorette nous allons essayer de trouver la tombe du soldat Georges Bizolon.

 

 19 octobre 2011 - Notre ami Garde de Lorette, Florian Lepoivre, nous communique la fiche signalétique de Georges Bizolon. Nous le remerçions.

 

 

 fiche Bizolon

 

 

Monsieur Lepoivre nous dit que ce soldat est inhumé dans un des grands ossuaires. 

Aprés les combats, dans l'urgence, les cadavres étaient enterrés dans des fosses communes. Les identites, étaient en principe, connues et c'était dans une bouteille en verre que les noms des héros étaient conservés. Cette bouteille était déposée dans la fosse. C'est pour cela que nos grands Morts ne font plus qu'un dans les ossuaires qui les réunis et que nous pouvons quand même indiquer aux parents le lieu  où repose leur aïeul. 

 

 

Le bas relief de Madame Bizolon à la gare de Lyon Perraches.

 

bas relief bizolon

 

 

 Et une rue de Lyon porte  son nom.

 

rue Lyon

 

 

 rue 2

 

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Tag(s) : #GARDES DE LORETTE

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