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3 septembre 2011 en Italie, 4 septembre en France, les grandes journées de commémorations sont arrivées. Je vais essayer de  vous les présenter telles que nous les avons vécues. Ce reportage sera certainement modifié, amélioré par le travail de toute une équipe de vrais amis qui s'est formée au cours de ces inoubliables journées et documenté par les photos que nous allons échanger 

 

Une photo du départ des "Raout"  père et fils

 

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Chamonix, les hautes montagnes, le Tunnel du Mont Blanc et première émotion.

Au péage,  à l'entrée du tunnel, Christian pense reconnaître Madame Anne Cobb dans la voiture qui va nous précéder sous la montagne, mais il est trop tard pour vérifier si la personne est bien celle des photos en notre possession

A la sortie, nous nous saluons pour la première fois par les fenêtres des voitures et nous nous donnons rendez vous à Courmayeur 

 

Car c'est Courmayeur et les hautes montagnes, le Mont Blanc, l'Aiguille Noire, la Verte,  les Jorasses,  les Drus, la Dent du Géant et aussi l'Aiguille des Glaciers.... mais encore, l'Hôtel des Glaciers de la famille d'Eduardo Pennart le fameux guide de l'hélice de notre avion dont nous faisons connaissance. Son petit musée des découvertes qu'il a faites en montagne nous a livré ses secrets.DSC02783.JPG 

 

 

   Nous  rencontrons, enfin, Madame Anne Cobb, Timothée et Anabelle ses enfants, Gianni et sa Mama accompagnés de Giulia et Chiria nos princesses des montagnes, Frédéric, Céline Blond et  Meige leur adorable fillette et nous avons la chance de rencontrer Jean Montaldo le célèbre journaliste et écrivain

Plusieurs membres des familles des aviateurs étaient aussi dans cet hôtel ainsi que les militaires américains venus spécialement des Etats Unis. C'était le Colonel Rébecca Sunkiss, leader d'une escadrille de bombardiers qui dirigeait le détachement. 

Toutes ces rencontres furent pleines d'émotion et il fut difficile de s'endormir

Je vais donc vivre cet inoubliable samedi du 3 septembre.

 

 

 Anne et Francis

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Première conversation.

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Le groupe s'étoffe avec l'arrivée de nos amis américains.014.JPG 

 Fred, Gianni et Giulia

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 Anne nous montre le portefeuille de son père, son insigne de pilote, ses plaquettes d'identification retrouvés sur le glacier par un randonneur italien qui les a remis à l'armée américaine.

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 Le musée d'Eduardo

 

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Fred et la pâle d'hélice d'Eduardo.

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 Et cette soirée du 3 septembre se termina dans un restaurant dominé par un glacier et nous restâmes bouche bée devant le spectacle des séracs, qui dans des bruits de craquements, se détachaient et dévalaient la pente  

 

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  Par la route du Val Veny nous arrivons dans la partie de la vallée d'où l'on découvre l'Aiguille des Glaciers et le glacier italien Elisabetta qui en découle.

La route y est fermée par la police italienne et seuls queques privilégiés dont nous sommes seront pris en charge par d'expérimentés conducteurs de 4x4 qui, par un chemin en lacets,  où l'homme de la plaine que je suis ferme souvent les yeux, nous arrivons au refuge Elisabetta.DSC02825.JPG

 

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Les pauvres "piétons" coupent "à travers champs"  ( Mais ils aiment...) 

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 Ils nous rejoignent

 

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Même Eduardo, le célèbre guide,fait la route à pieds

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  Les  "Grands Guides " de Courmayeur.

 

GUID DE CORM

 

 

 

Avec la trompette, nous vibrerons au moment du "Taps"

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Le service US  " Caméra de combat"  est prêt à entrer en action

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  Le colonel Sonkiss Commandant le 15ème escadron de transport de l'US Air Force

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Pour mieux connaître le Colonel

 

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REB FR

 

   

Aviateurs U S et leur frère d'arme Italien

AV US IT 

 

 

 

Le  Capitaine Sean Burke   Le  pilote et son sourire désolé car la mauvaise météo empêche le survol de l'Aiguille tragique  DSC02845

 

 Je suis "Bon" pour l'interwiew

 

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Gianni aussi....

 

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Mais Madame Cobb, qui parle l'anglais est  prise sous les feux des "caméras de combats US "

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Le premier spécialiste qui m'a donné les  premiers renseignements il y a trois ans, Monsieur Mathevet   Site "Les vieilles tiges" 

 

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La garde d'honneur se présente et prend place. La cérémonie va commencer

 

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Au début de son discours Madame la Présidente du Comité me fait trop d'honneur.

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  La parole est à Gianni Boschis, celui sans qui les commémorations n'auraient certainement pas eu lieu

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Les enfants italiens et américains dévoilent la plaque

  

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La bénédiction

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J'ai l'honneur de parler

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Mai 1947, un jeune appelé sort de la gare de Bourg Saint Maurice et son premier contact avec le 99è Bataillon d’Infanterie Alpine, c’est la colonne de mulets, avec leurs guides au grand béret, qui traverse la ville.

Il ne peut pas penser que prés de soixante cinq années plus tard il se retrouvera dans les Alpes pour un évènement exceptionnel.

Car il a connu ce 28 juillet 1947 marqué par la découverte des Eclaireurs Skieurs du Lieutenant Mollard de l’avion perdu de l’Aiguille des Glaciers.  Il a vécu ces journées de premières recherches, il s’est occupé du cercueil collectif honoré au foyer des Alpins, il y a monté la garde devant les compagnons d’arme venus saluer leurs camarades déchiquetés, il a participé à l’émouvante cérémonie où, certainement, pour la seule fois au monde,  des soldats étrangers furent autorisés à lever  cérémonieusement le cercueil de militaires américains.

 

Il en sera marqué pour la vie et, devenu vieux monsieur,  il n’a pas oublié. Comme il  a maintenant le temps d’écrire, il lance à tous vents, en 2008, sur Internet,  un petit poème de mémoire pour ses « Héros Américains "

 

Des internautes le renseignent sur l’avion, la mission, l’équipage, les recherches, les trouvailles, les sites, l’absence de stèle. Puis, vient le grand jour, celui où Anne Cobb lui offre les photos de son père,  le Major Lawrence Cobb, copilote,  et aussi celles de la cérémonie de remise du cercueil aux autorités américaines.

 

Ensuite, les évènements s’enchainent : Frédéric Blond, Gianni Boschis, Eduardo Pennart, Alexandro Viotti, Raphaèl Grand lui offrent  des photos  des sites et celles des vestiges. Ils lui font le récit des découvertes. Sous l’égide de Gianni, un Comité de Commémoration , sous la présidence d’Anne Cobb, voit le jour. La « Stampa », la Radio Télévision Italienne entrent dans la course.  Des équipes de recherches italiennes se forment. On y reconnait ¨Philippe Deline, Erick  Gilo, Franco Benetto, Enrico Martinet, Renato Giordino,  Yvo Pelissier et aussi Alberto, Carlo, ils fourniront le commando qui sauvera l’hélice en perdition ans les rochers. Des conférences sont organisées par Gianni tandis que Pierluigi Duranti conquiert les Etats Unis, mobilisant Susan Harold, écrivain et chercheuse tenace. Avec elle démarre la recherche des familles des disparus. Ils  trouvent David, le fils, Jon, le petit fils, Sydney la petite fille du Colonel Upham chef de bord puis Judy Pop, la nièce du Sergent Gilbert,. Ils nous font faire connaissance du petit neveu du  Colonel Ford Fair, de Kristie Saunders, la cousine du sergent William Cassell, du cousin du sergent  William Hilton et des familles du Lieutenant Alfredo Ramirez  et du  sergent Zoltan Dobovich..

Susan nous a offert grand nombre de documents inédits et nous a nous procuré la seule photo connue de notre B 17  Nous saluons nos amis américains qui sont prés de nous ce jour et nous avons une pensée pour ceux restés outre atlantique.

 

Et puis, de Bourg Saint Maurice, nous recevons l’aide inestimable de René Mugnier, toujours sapeur pompier de cœur , qui nous documente sur les trouvailles en France, qui s’investit à fond pour les commémorations et à qui nous devons beaucoup. 

 

Il y a trois ans, je posais cette question : Existe-t-il une stèle de mémoire sur le site ? Je ne savais pas encore que la forteresse avait voulu se partager avec France et Italie. Aujourd’hui, je suis comblé par les deux plaques d’honneur. Au nom du Comité, merci aux Municipalités, aux propriétaires des refuges, à tous ceux, à toutes celles qui nous ont aidés.

 

 Lors de la deuxième guerre mondiale, ces « Boys » comme les appelait le Général Powel dans la cour du camp alpin de Bourg Saint Maurice en 1947, avaient  risqué leur vie pour nous libérer. Ils sont donc nos « Héros Américains » Ne les oublions jamais.

 

 

 

Les étoiles de la nuit, au dessus des sommets,

Brilleront sur vos noms gravés sur le rocher.

Les étoiles de la Liberté, sous vos ailes,

Etaient les fleurons de vos combats pour elle.

Notre reconnaissance sera éternelle.

 

 

 

In May 1947 a young recruit stepped out of Bourg Saint Maurice station and into his first contact with the 99th Alpine Battalion -  a column of mules marched through the town with their guides sporting wide berets. Little did he imagine that 65 years later he would be back in the Alps for a very special occasion.

Because he was there on July the 28th, 1947 when the Alpine Patrol lead by Lieutenant Mollard discovered the airplane lost in the Aiguille des Glaciers. He was there for those first days of searching. He looked after the collective cask honoured at the Alpine’s base, he stood guard for the brothers in arms who came to salute their fallen comrades.He took part in that moving ceremony where undoubtedly for the only time ever, foreign soldiers were permitted to ceremoniously bear the coffins of American soldiers.

He would be forever marked by those events and even when he became an old man, he did not forget.

Since he now had the time to write, in 2008 he posted on the internet a poem in memory of his “American heroes” for all to see.

Web users sent him information about the plane, the mission, the crew, the searches, what had been found, the sites and the absence of a memorial. Then there came a breakthrough. Anne Cobb offered him photos of her father, co-pilot Major Lawrence Cobb, and also of the ceremony when the coffins were handed over to the American authorities.

After that events moved fast: Frédéric Blond, Gianni Boschis, Edoardo Pennard and Raphaèl Grand sent him photos of the sites and of the remains of the plane. They gave accounts of the discoveries.

Under the aegis of Gianni, and with Anne Cobb as president, a Commemoration Committee was born. The Italian newspaper “La Stampa” and the Italian state broadcaster got involved. Italian search teams were formed. Among them were Erik Gillo, Franco Bonetto and Alberto "Barba" Carlo. Together with the help of the helicopter family Pellissier, they were to form the commando which rescued the propeller lost in the rocks. Gianni organised conferences while Pierluigi Duranti conquered the United States, mobilising Susan Harold, a writer and tenacious researcher. They set about hunting down the families of those who died.

They found David, the son, Jon, the grandson and Sydney the granddaughter of Colonel Upham the pilot, then Judy Pop, Sergeant Gilbert's niece. They introduced us to Colonel Ford Fair's grandnephew, to Kristie Saunders, Sergeant William Cassell's cousin, to Sergeant William Hilton's cousin and the families of Lieutenant Alfredo Ramirez and Sergeant Zoltan Dobovich. Susan provided us with a great many documents and the only known photograph of our B 17. We welcome our American friends present here today and our thoughts are with those across the Atlantic.

And then, from Bourg Saint Maurice, we received the invaluable aid of René Mugnier, still a fireman at heart, who documented the finds on the French side and threw himself into the commemorations. We owe him a great deal.

Three years ago I asked this question: is there a memorial at the site? I did not then know that the Fortress had divided itself between France and Italy. Today I am delighted with the two memorial plaques.

On behalf of the Committee I would like to thank the local authorities, the owners of the refuges, and all those who have helped us.

Special thanks go to Frans Ferzini, who sculpted the plane's mountain in stone along with some beautiful words from Antoine de Saint Exupéry and to Gianni Giai, Gianni Boschis and René Mugnier who placed the plaques in Italy and France

During the Second World War, the "Boys" as General Powell called them in the parade ground of the Alpine Battalion in Bourg Saint Maurice in 1947, risked their lives to liberate us. They are therefore our "American Heroes". We will never forget them.

 

 

The night stars over the mountain top,

Will shine on your names carved in the rock.

The stars of freedom under your wings,

Were the jewels of your battle for her.

Our gratitude will last forever.

 

 

Puis c'est au tour du Colonel Sonkiss de dire quelques mots de reconnaissance au nom du squadron qu'elle dirige et qui est celui dont faisait partie notre équipage 

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 Les drapeaux sont en berne pendant le "Taps"    Grand moment d'émotion

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L'aiguille tueuse nous domine 

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 L'hymne monte dans le ciel      

 

 

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La cérémonie va se terminer, Anne offre au Colonel la maquette de la " Forteresse de son père" (Même numéro immatriculation)

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Les membres du Comité avec Madame Poletti, Maire de Bourg Saint Maurice

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  La plaque de mémoire italienne est sur le chemin du  "Tour du Mont Blanc", circuit qu'empruntent de nombreux randonneurs venus de tous les pays du monde, comme celle posée du côté francais de l'Aiguille. DSC02905.JPG

 

 

  La cérémonie italienne est terminée, nous déjeunons tous au refuge et goûtons les spécialités  de la région

Quel accueil !... 

Nous quittons donc la petite Vierge du refuge Elisabetta et j'ai, une fois de plus, le privilège de descendre en 4x4. Le conducteur doit prendre souvent en deux fois les virages du lacet mais nous arrivons sains et saufs aux voitures.

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Au dernier lacet de la descente nous serons sauvés.

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Beaucoup descendent à pieds 

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 Nous laissons le refuge à lamontagne

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Direction Bourg Saint Maurice pour la réception en Mairie et le début de la commémoration en France. Au revoir l'Italie et merci.

 

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Trois vidéos sur les commémorations

 

 

 

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Tag(s) : #Armée de montagne- Chasseurs à pieds- Crash B17 US

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