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Des témoins du crash du B 17 de Morbecque se font connaître

 

23 juillet 2013

 

 Donc, gràce à "La voix du Nord" nous aurons l'occasion d'entendre les témoignages de Messieurs Henri Roussez et André Vermeulen qui, en 1943, fils de cultivateurs installés à proximité de  "La Papote" - lieu du crash du "Shangrila Lil", m'ont promis de me recevoir et de me conter leurs souvenirs.

  Dans un premier temps ils me certifient qu'il y avait encore des vivants à bord de l'appareil et André Vermeulen son père et deux de ses frères devaient être happés par la forteresse si cette dernière n'avait pas était dérivée en touchant la ligne électrique à haute tension, terminant sa course en se disloquant sur d'énormes saules tétards au bout d'un champ de pommes de terre.

 

 

Donc, affaire à suivre.......

 

 

 

  A l'instant, je viens d'apprendre par Monsieur Louis Bequart qui avait une dixaine d'année à l'époque, que la Forteresse avait fait un grand écart pour éviter de se crasher sur la ville où, me dit il, elle aurait fait un massacre. Il tient à le préciser fortement à la gloire du pilote seul aux commandes.Il était au bout de la rue de Merville et il se souvient bien de la queue de l'appareil. Les gens de ce temps là disaient que c'était un Canadien car il y avait un grand "C" sur la queue de l'appareil..Il me parle également de la ligne électrique à haute tension et à l'activité des allemands. Tous ces témoins sont unanimes à dire que, ce jour là, ils ont connu un moment effroyable car " ça " tirait de partout et que la chasse allemande était virulente

 

24 juillet 2013

 

Je vous présente donc Monsieur Henry Roussez dont les parents, cultivateurs tenaient une grande ferme située " A  la guèpe " sortie d'Hazebrouck - direction Merville -  et qui possédaient des terres à "La papote" lieu du crash; Ce jours, avec son père et l'ouvrier de ferme ils travaillaient dans un champ de betteraves dans les "40 mesures" -  il se souvient des vagues de bombardiers,  il pensait qu'ils allaient bombarder le Bois des Huit Rues où la forêt de Nieppe truffés d'abris et de rampes de V 1, il se souvient aussi de l'appareil en difficulte, il l'a vu percuter la ligne électrique à haute tension et s'écraser au sol. Il dit avoir vu un chasseur allemand la survoler et aussi  un parachute . Avec son père il ont essayé d'approcher par la suite de l'épave mais les allemands les ont refoulés. Il pense aussi que son père était lié avec des résistants locaux car de nombreux visiteurs ont, ces jours là, fréquenté la ferme de ses parents et à la libération il a compris que ces gens là étaient des résistants locaux

 

 Henry Roussez

Henri-Roussey.jpg

 Merci Henry

 

 

Le témoignage de Monsieur André Vermeulen 

 

 

Monsieur André Vermeulen avait seize ans à l'époque et ses parents tenaient la grande ferme située au bout de la rue de la Papote qui est devenue aujourd'hui un centre équestre. C'est sur les terres  de son  père, monsieur  Omer Vermeulen que la Forteresse s'est crashée. Avec son père et ses frères ils travaillaient dans une plantation de camomille (les fermiers, nous dit- il, étaient, en ces temps de crise, tenus de cultiver des plantes inhabituelles -camomille - moutarde - oeillette....) Quand le pilote de la Forteresse a essayé de  poser l'appareil sur le ventre ils ont paniqué car l'avion foncait droit sur eux et c'est le contact avec la ligne électrique à haute tension qui a fait dévier l'avion et évité qu'ils ne soient broyés par l'engin qui continua sa course sur des saules têtards  où il se brisa.

Une grande partie de leur récolte de pommes de terre a été  détruite.Je remercie Monsîeur André Vermeulen de nous situer l'endroit exact du point d'impact. Les Allemands montèrent la garde près des les restes de l'avion, vidèrent le carburant dans des fûts et enlevèrent l'ensemble de l'épave .

 

Merci Monsieur Vermeulen

 

 

 

 

Tag(s) : #Crash B 17 Shangrila Lil à Morbecque 27 Août 1943

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