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     Samedi 26 mars 2011, c'est Joêl Swyndauw de Bailleul qui rejoint la vétérance avec le grade de Capitaine Honoraire.

 

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Joël Swyndauw a fêté ses 60 ans le jour du printemps. Cet anniversaire a mis fin à une impressionnante carrière de sapeur-pompier à Bailleul. Samedi, le lieutenant, une figure de la ville, a été promu capitaine, à la mairie, devant une foule d'uniformes. Parcours d'un soldat du feu qui a transmis la fibre à sa famille...

PAR VIRGINIE DUBOIS de laVoix du Nord

Joël Swyndauw, c'est un gaillard à l'extrême sensibilité. « Il a un p'tit coeur », sourit sa femme, Francine. Samedi soir, à l'hôtel de ville et à l'heure du discours, le sapeur-pompier aux « quarante-deux ans, sept mois et douze jours » de carrière souffle, la gorge nouée : « Je suis ému, je suis heureux... » Très vite, Joël Swyndauw retrouve le large sourire que tout le monde lui connaît : « Merci à ma femme, mes enfants, mes frères, mes soeurs, à l'ancien député-maire Jean Delobel, qui a fait beaucoup pour les pompiers, au maire, Michel Gilloen, aux médecins qui nous ont formés... » Joël, « un des piliers de la caserne » Joël, « un exemple » Joël « et son caractère joyeux »... Représentants des sapeurs-pompiers et de la mairie ne manquent pas de superlatifs afin de rendre hommage à leur collègue, ami, promu capitaine samedi.

« Il fallait être cliquard »

« Alors, mon capitaine ! » lui lance Matthieu Labis, sapeur-pompier de 23 ans. Tour à tour, les nombreux uniformes, français et belges, viennent saluer Joël, plus que sollicité. C'est donc hier matin, chez lui à Bailleul, sa ville natale, que l'on a pu retracer une longue histoire... Celle d'un jeune qui, à 14 ans, après son certificat d'études, veut réaliser son « rêve de gosse », devenir sapeur-pompier. Alors, il entre dans « la clique » (sorte de fanfare), passage obligé à l'époque : « Il fallait être cliquard, c'était la seule obligation. On était soixante-dix musiciens. » Il devient pompier volontaire « le 7 septembre 1968 ».

En parallèle, Joël Swyndauw travaille à la filature des Flandres, puis comme livreur chez le caviste Dumez, comme soudeur chez Massey Ferguson près de Lille et il intègre le personnel municipal bailleulois en 1978. « Comme maçon. Et j'ai fini chauffeur de bus, pour les écoliers et les personnes âgées. » Avant, après le boulot, le jour, la nuit, il mène sa vie de pompier. Une vie qui a tellement changé, « une évolution monstrueuse ! Les premières années, c'étaient douze à quinze interventions par an, pas plus (mille cinq cents aujourd'hui). Mais, quand on partait sur un feu de ferme, on restait au moins vingt-quatre heures parce qu'on enlevait toute la paille au crochet et à la pelle. » Rien à voir avec le matériel actuel. Joël évoque l'achat du premier VSAB (véhicule de secours aux asphyxiés et blessés) par Jean Delobel, les nombreuses formations à suivre, les « repas de famille foutus en l'air ! » aussi, au retentissement du fameux « bip »... Ils étaient parfois jusqu'à quatre à quitter la table. Car Joël, « sans le vouloir », a transmis la fibre à son fils, à un frère, à deux beaux-frères, tous à l'arsenal de Bailleul, ainsi qu'à un neveu, au centre de secours de Boeschèpe. « C'est une page qui se tourne. C'est mon chef qui part... », confie Gaëtan, le fils.

Dans la famille Swyndauw, il y a aussi la mère, Francine. Quel rôle que celui de Francine ! « Tant d'années de misère ! Ce n'est pas facile d'être femme de sapeur-pompier vous savez. La nuit, je me levais avec lui, je préparais ses vêtements, ses clefs, j'ouvrais la porte du garage.

Trois ou quatre fois par nuit parfois. » Pas certain que les épouses de pompiers soient toutes aussi dévouées aujourd'hui ! « Sans ma femme, je n'aurais pas pu continuer. C'est une vie de dingue ! » Ses meilleurs souvenirs de sapeur, ce sont des accouchements... « Les plus durs aussi, quand on intervient sur des enfants. » La disparition de Daniel Hosdez, collègue de 34 ans qui a trouvé la mort en luttant contre un incendie en 2007 à Bailleul... Une douleur encore très vive chez Joël, à fleur de peau.

Il y a quinze jours, le capitaine Swyndauw a vécu sa dernière intervention. « Je m'y étais préparé. L'heure est venue, c'est tout. Et on dort bien la nuit maintenant ! » Pas le genre à s'embarrasser de grands discours, Joël. Voilà, cela faisait « quarante-deux ans, sept mois et douze jours ». Et l'histoire de la famille Swyndauw continue de s'écrire à l'arsenal. •

Merci, Joël, de m'avoir, dans ton allocution de départ, considéré comme ton père spirituel dans la grande famille des sapeurs pompiers Tu nous rejoins chez les "Anciens" et nul doute que tu y feras encore " du bon boulot"

 

       Et ce samedi, 26  novembre 2011, c'est le Capitaine Bernard Delanghe, lui aussi du Corps de Bailleul,  qui fait ses adieux aux agrés.

 

  Son père était un Ancien du Corps de Bailleul. Bernard, tout jeune, entra au Corps comme "cliquart" ( tambour - grosse caisse) et franchissant les échelons, de grade en grade jusqu'à celui de Capitaine,  il remplaça Marcel Leleu à la tête du Centre de secours en 1989. En 2009- départermentalisation oblige- il cède sa place au Lieutenant Hervé Delplace. Président de l'Amicale de 1986 à 1989, il pourra de nouveau oeuvrer au sein de cette Amùicale.

Comme le dit Bernard Taffin  de la Voix du Nord " Il y a le père, puis Bernard, il y a aussi son fils ( médeçin urgentiste au SMUR de Dunkerque) médeçin au Corps de Bailleul. Il y a également la fille Sophie, infirmière principale chez les pompiers de Bailleul."

La belle cérémonie eu lieu dans les salons de l'Hôtel de Ville de Bailleul oo les discours se succédèrent  exhaltant les grandes qualités de gentilesse, de camaraderie, de bonne humeur, de grand savoir faire du nouveau vétéran. 

Puis la "chorale des pompiers et ses pompons'girls" parodiant l'Incendie à Rio de Sacha Distel  mit  une touche de bonne humeur dans l'émotion de la circonstance.

 Bonne retraite Bernard, nous comptons sur toi chez les "Anciens"

 

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Le cadeau municipal " La fée Mélusine"  (Au sommet de l'hôtel de ville)

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Les Ofiiciers de Bailleull

 

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Une belle famille de pompiers

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Bernard préfère l'échelle à l'escalier pour sortir de la Mairie

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Adieu, les agrés

 

Bernard, aujourd'hui, tu poses "sac à terre "

Toi, le dernier des Capitaines volontaires

Qui, de Bailleul,  a dirigé les Pompiers.

Vois!.. Nous sommes là pour te remercier.

 

La camaraderie était ton" maître mot"

Ta gentillesse te venait des fonts baptismaux.

Tu avais su former une équipe soudée

Avec des adjoints aptes à te seconder.

 

Les interventions ne vous ont pas épargnés,

Toutes celles de l'autoroute peuvent en témoigner.

Et ce grand malheur, de sinistre mémoire,

Qui fut, pour nous tous, un méchant coup d'assomoir.

 

Mais , maintenant, tu vas pouvoir te reposer,

Tu le mérites, tu as tellement bossé.

Tu as reçu, un jour, les Anciens en Congrés,

Depuis ce temps là ils ont envie de t'intégrer,

Tu as toujours tant d'amitié à partager,

Viens encore donner pour aider les gens âgés.

 

                                                                                                                                                                Francis RAOUT

                                                                                                                                                                   26 novembre 2011

 

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Tag(s) : #Sapeurs Pompiers de Flandres Lys à l'honneur

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