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Tous premiers réfugiés de guerre.

 

Mois d’Août « quarante », à l’est, il y a du nouveau,

Oui, la guerre est proche et la caserne et bondée.

Y habitant, j’ai trouvé un petit boulot,

Je fais «  les courses » pour les gars embrigadés.

 

La tâche est rude, l’enfant dort comme un loir.

De grands coups, sur la porte, claquent dans le noir.

C’est l’ordre immédiat d’évacuation des lieux,

Mes livres, mon vélo, mon chien Boby…. Adieu !

 

Dans la nuit, valise sur pédalier du vélo

Vers la gare, s’acheminait un pauvre trio.

Papa nous installa dans le grand train de nuit,

 Il nous quitta; mon jeune passé était détruit.

Il fallut plus d’un jour pour rejoindre le Nord,

La Croix Rouge nous aida, je lui dis merci encore.

 

                                                                     Francis RAOUT    1991

 

 

 

 

Eté 1939,  quelques jours avant la déclaration de la guerre, devant les risques que présentait une caserne près de la frontière, le Commandement décida, sans préavis, l’évacuation des familles des militaires de carrière logeant à la caserne Jeanne d’Arc à Thionville.

 

C’est ainsi que, brutalement jeté hors du lit, je me retrouvais dans le couloir d’un train bondé, assis sur la grosse valise tandis que mon père avait pu obtenir une place pour maman qui depuis huit mois attendait ma petite sœur

 

La marche du train fut ralentie par la priorité à accorder aux convois militaires. Nous n’arrivâmes que le surlendemain, au petit matin, à Hazebrouck.

 

Heureusement que la Croix Rouge nous ravitailla au long du parcours. Nous n’avions rien à boire ni à manger. Je pense que ce cas particulier (évacuation de la caserne) a fait de nous les premiers réfugiés de la dernière guerre. Pour moi, déjà, une première.

 

 

 

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Tag(s) : #SOUVENIRS DE GUERRE

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