SAPEUR-POMPIER
Poémes sapeurs pompiers évoquant leur vie du demi-siécle passé.
Historique de la Compagnie d'Hazebrouck
Souvenirs vécus ( Guerre, armée)
Tranches de vie. Poésie.
Francis RAOUT
Officier de Sapeur Pompier volontaire depuis 1954 .
Commandant honoraire depuis 1989.
Ancien Chef de Corps du Centre Principal de Secours d'Hazebrouck.
Fondateur et Président d'Honneur de l'Association Flandres Lys
Vice Président de l'Association des Anciens Sapeurs Pompiers du Nord
Chef de Bataillon de Réserve de l'Armée Francaise
Conseiller Prud'homme Honoraire
Garde de Lorette
Plombier Zingueur
Les surprises des Chefs
Finies les manœuvres de nuit,
Finies les opérations « Bikini »
Fini l’atelier « pièges et mines »
Finie l’attaque de la colline,
Pour les officiers, l’école est finie ;
C’est l’heure de rejoindre les « compagnies »
Huit jours de perm,…. tenue toute neuve
Et chez les « Chasseurs » faisons nos preuves.
Sur le « Seizième » a porté notre choix.
Saint Ermes où nous débarquons à trois,
Saint Ermes, c’est la gare de « Sissones »
Et là, pour nous accueillir….personne !
A moins que… là bas…. Ce vieux G.M.C…
Avec son chauffeur en train de pioncer…
Courage, réveillons ce vieux bidasse,
Sûr qu’il connaît le « Seizième » d’Arras.
Furieux, il gicle de sa cabine,
Sans égard pour nos jeunes sardines,
En jurant, il nous offre la benne,
Il prend la route et il se déchaine.
Sur la ferraille du plancher nous volons,
Pour sûr, c’est vers l’enfer que nous allons.
Il nous débarque à nos nouveaux quartiers,
Devant servir jadis aux prisonniers.
Une vieille baraque là bas au bout du camp,
Avec pour tous meubles, trois lits de camp.
Désignant, au loin, un bâtiment,
Le rustre nous tend une partition.
« Au mess, à midi, point de ralliement,
« Les refrains à savoir, sans exception. »
En bout de table, au mess des officiers,
Qui arboraient, tous, leur grande tenue,
Nous étions vraiment comme trois suppliciés
Qui n’avaient pas l’air d’être bienvenus.
Gars stylés pour servir les supérieurs,
Et « le rustre »pour nous, les inférieurs.
Mais la farce étant trop évidente,
Pour changer l’atmosphère ambiante,
Nous décidâmes de lever le voile,
Nous fiant à notre bonne étoile.
Nos anciens nous avaient bien bizutés,
Leurs fonctions, ils les avaient permutées,
Transformant « le colon » en aumônier
Et ce dernier, bien sûr, en Colonel.
Messieurs, que votre farce était belle !
L’ordre étant revenu dans le mess,
Elle pouvait commencer, la Grand’messe
Le « rustre » redevint « Capitaine »
Lançant un show à l’américaine.
Le menu, à la traditionnelle,
Les refrains…. Ce fut sensationnel !
Dans le cor de chasse, le champagne !
Pour moi, le petit biffin de montagne….
Le Colonel nous mit à ses côtés,
Nous étions baptisés et adoptés.
Francis Raout 2001
Ce n'est pas facile, mais quel honneur.
L‘opération « Bikini » était prisée par le Général De Lattre de Tassigny, futur
Maréchal, qui venait l’inspecter à l’Ecole Spéciale Militaire en 1947. Tous les moyens (artillerie, mortiers, mitrailleuses lourdes et légères, section d’assaut à la grenade et au lance flammes
et, pour finir, les explosifs) étaient mis en œuvre pour neutraliser un blockhaus. Tout se faisait à tirs réels.
L’E.S.M. était au camp d’Auvours, près du Mans et abritait les bataillons E.O.A. (Saint Cyr) et E.O.R. Auvours fut, par la suite, remplacé par Coètquidam.
Le « rustre » était le Capitaine Jean Monchicourt, un Hazebrouckois, héros
de la dernière guerre. Son G.M.C. était le camion poubelle du camp. Il n’avait pas voulu de passagers dans la cabine. Il avait joué le rôle d’un deuxième classe dépenaillée et grossier et l’image
de le voir apparaître, en grande tenue bleue de chasseur, médailles pendantes, tenant bien droit le cor de chasse destiné à être rempli de champagne (le cor étant prévu pour) cette image restera
toujours gravée dans ma mémoire.
Au mess tous les officiers avaient échangées leur tenues et leurs galons, ce fut à nous de deviner, pour chacun son
grade et sa fonction. Nous avions eu raison d'apprendre, le mieux possible, les refrains, c'était important pour eux. Nous eûmes droit à une chambrette individuelle. Mon premier travail
fut de déboucher les sanitaires de ma section (je suis plombier). Etait- ce pour cela que mes gars m'avaient aussi adopté? Je n'en sais rien, mais ce que je sais, c'est que j'avais des
gars formidables.
J’ai donc été chasseur à pied au 16e BCP et fantassin alpin au 99e BIA. J’ai donc eu
deux baptêmes de tradition mais bien différents.
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||