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PERMANENT  D'ANTAN



Surnommé " Vingt quatre heures sur vingt quatre"
Lui qui hantait,  jours et nuits, " l' Arsenal "
Vétéran de guerre, toujours prèt à combattre,
Seul, il veillait au matériel communal.

Bien sûr, il fut mon "Maître d'apprentissage"
Quand, chez les pompiers je fis mon atterrissage.
Captant l'appel, il déclenchait la sirène,
Puis, souvent tout seul, il foncait vers l'arène.

Cette année là, notre hiver était rigoureux,
Dans la "Borrebecque" , la voiture s'était enfoncée.
Est ce pour prouver qu'il n'était pas frileux
Que, pendant de longues minutes, immergé,
André permit à ce conducteur malheureux
De résister à la mort et de respirer?.

Sans masque, en "reconnaissance" avec André,
Nous progressions dans une maison sinistrée,
"Faits comme des rats" nous fûmes pris par la fumée.
Il sut me dire , en gardant son calme renommé,
"Mon lieutenant, fais comme moi, fais comme un chien,"
"Marche à quatre pattes, mets ton nez par terre,"
"Fais lui frotter le sol, il respirera bien."
Sitôt dit, sitôt fait, tous deux" ventre à terre."

André, ce jour là, tu nous a sauvé la vie,
Saches, plus tard, ce conseil là, à d'autres,  a servi.
Pour cela et pour d'autres choses, André ... Merci!

 

                                                                     F.Raout     2008


 



      André Bécaert, le dévoué, dont le frère Daniel, Sapeur Pompier est mort pour la France durant la Grande Guerre, fut, de longues années, le seul "Permanent" logé. En effet, il occupait un tout petit appartement à l'Arsenal et il ne quittait jamais les lieux.
        A l'appel de secours téléphonique il décalait avec l'un de nos trois véhicules et son épouse faisait marcher la sirène et indiquait le lieu de l'intervention aux hommes qui allaient le rejoindre.
        Revenons à la nuit de cette reconnaissance dans la maison incendiée. Les voisins nous avaient dit que les propriétaires étaient absents mais que éventuellement leur fils, étudiant, pouvait être dans sa chambre ( je me souviendrais toujours du stressant  pavillon noir à  tête de mort avec lequel il avait orné le devant de la porte de chambre) .  Inquiets, nous avons donc pénétré dans la fumée.  L'étudiant n'était pas dans sa chambe. Ouf...En ces temps là, premièrement,  j'étais "un bleu" et d'autre part, nous ne possédions pas d'apparels respiratoires ( peut être faute de crédits)
          André savait que, par le mouvement de l'air froid, il pouvait rester au sol une infine couche d'air respirable.
J'ai profité de son conseil, je l'ai exporté autour de moi, je l'ai plusieurs fois appliqué et fait appliquer.

 

 

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Tag(s) : #SOUVENIRS DE POMPIER

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