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Les vaches « d’Hazebrouck Centre ».

 

 

Oui, bien des années se sont écoulées

Depuis cet appel pour « un  plancher écroulé ».

Surtout, ne riez pas dans votre moustache,

Quand je dis que c’était « le plancher des vaches. »

 

La sinistrée c’était « la ferme Verstraete »,

Blottie à l’angle de la « Thérouanne straete »

Ferme citadine d’Hazebrouck, la rurale,

Elle faisait en  centre ville, un coin pastoral.

 

Sous le poids des bêtes, la dalle avait cédé,

Les animaux emplissaient la fosse à lisier.

Pour les sortir, comment allions nous procéder,

Dans ce parfum contraire à celui du rosier?

 

L’un de nous eut alors une idée de génie,

« Une chèvre… un palan…  une grue… Que nenni !

« L’échelle de vingt mètres suffira largement,

« Puisqu’elle peut piquer dans un trou facilement. »

 

Les plans en bois de l’échelle servirent de rampe.

Ils firent des miracles mes gars de forte trempe,

En saquant dur, en gueulant fort, ils hissèrent,

Comme  « canards dans purin », ils barbotèrent,

Puis, à la lance, les vaches, ils lavèrent,

A grands éclats de rires, ils se douchèrent.

 

Personne n’a dit « Merci » car c’est tout naturel,

Pour un volontaire, de sauver un cheptel,

En hissant les bestiaux sur la grande échelle,

Dans une atmosphère pas parfumée par «  Chanel ».

 

 

                                                                                Francis Raout  2008

 

  

 

     La petite ferme que Monsieur Jean Verstraete exploitait avec ses deux sœurs était pratiquement située en centre ville et était certainement la plus « citadine » de celles qui existaient dans Hazebrouck. Aujourd’hui il faut aller les chercher à la périphérie. Je vois encore sur la cour, derrière les grilles, le gros tas de fumier que fréquentait toute la basse cour. Tous les soirs, après la traite, bien des hazebrouckois allaient, pot au lait à la main, dire bonsoir aux fermières et faire le plein d’œufs et beurre.

     Avec ses chiens et ses deux sœurs, Jean faisait traverser,  par son cheptel, une partie de la ville pour mettre ses bêtes « en pâture ».

    L'échelle était celle des électriciens municipaux que nous pouvions " réquisitionner".Elle était fixée sur un petit camion par une tourelle pivotante et avait la particularité de pouvoir autoriser le positionnement du plan d'échelle dans un contre bas.
        Les pompiers de ces temps là étaient de véritables « casse cou », ils étaient très proches de la vie rurale et des animaux. « Ils s’y connaissaient ». La scène de ce jour là est pratiquement impossible à décrire, les mots ne sont pas assez forts pour honorer ces dévoués. Eux tous, qui n’eurent comme seule récompense que leur médaille d’ancienneté, auraient sûrement pu être décorés « du Mérite Agricole » comme tant d’autres méritants des C.P. I. de nos belles campagnes
.

 

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Tag(s) : #SOUVENIRS DE POMPIER

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