Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /2008 09:01

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PAROLE D’ANCIEN

 

 

 

Anniversaire,

Cinquantenaire,

Cinquante ans en arrière,

Entrons dans la carrière.

 

Ils étaient biens,

Les cinquante copains,

Ils faisaient tout, avec rien.

« Laffly » normalisé et « Ford » américain !

Laissez-moi me souvenir de ces années,

Avant que par le temps, elles ne soient ruinées.

 

Aujourd’hui, deux mille sorties annuelles,

Pour nous, cinquante, c’était habituel.

Mais, bon sang, cinquante feux à mâter !

Rien que des gros, des très gros, des butés.

 

Alertés par la sirène municipale,

Nous foncions vers notre légendaire vieil arsenal.

Le vélo était notre moyen de transport.

(Pour la santé, il parait, que c’est bon, le sport !) 

Il n’y avait que dix vestes de cuir,

Bien sur, les premiers pouvaient se servir.

Nos casques étaient des oublis de l’armée,

 L’argenté les avait ranimés.

Nos bottes en caoutchouc n’avaient pas de doublure,

L’hiver, nous étions tous bons pour les engelures.

Les pantalons de feu n’étant pas alors, prévus,

Nos « falzars  perso » en prenaient plein la vue.

 

Qu’ils étaient méchants ces gros feux de fermes !

Il en fallait des heures pour en voir le terme.

A chaque fois, il fallait aspirer sur mare,

Et ces vieilles pompes qui, vite, en avaient marre !

Et, toute cette paille qu’il fallait charrier,

On peut dire « On en a drôlement   ….. » !

Ces tuyaux en chanvre qui fuyaient de partout,

Ces dévidoirs qui refusaient de tourner dans la boue,

Nous mangions des patates cuites dans l’incendie,

Le curé coupait le feu, avant les écuries.

 

Nous n’avions pas d’appareils respiratoires isolants… !

Toi, l’ancien de la Brigade, officier plein de talent,

Ami Roger, pourquoi, dans mes bras, nous as-tu quittés?

Tu n’avais, bien sur, que ton mouchoir sur le nez,

D’accord !...la petite mère… tu l’avais presque sauvée…

 

Sans appuis, sans moyens, en toute responsabilité,

Les premiers, nous avons secouru les accidentés.

Hécatombe des « sans ceintures », des pneus lisses, des points noirs,

De l’alcool, de la vitesse et des discos du soir.

Si nous avons vu mourir tant de gens meurtris,

Peut être, qu’à la mort, en avons-nous repris ?

 

La radio, la télé, les ministres ne parlaient pas de nous,

Pourtant cela nous aurait fait plaisir, je vous l’avoue.

Mais nous ne regrettons rien.

Parole d’Ancien !

 

 

 

                                    Francis RAOUT

 

 

                                   Janvier2004

Article et photo de presse

D'accord,la petite mère, tu l'avais presque sauvée.........
Mon ami Roger Blanquaert, ancien des Pompiers de Paris, Chef de Corps de CASSEL,qui décédera dans mon V.S.A.B.  avant d'arriver à la clinique Fiévet  à HAZEBROUCK. Je  fus tuteur de ses deux enfants près de l'Oeuvre des Pupilles.
Encore un héros caché.








 

 

 

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