SAPEURS POMPIERS

    C’est sans prétention que je vous offre la lecture de ce qui suit. Ce « tout ce qui suit », c’est ce qui a meublé la vie d’un enfant de la guerre, d’un sapeur pompier, d’un patriote, d’un ouvrier. Des milliers d’interventions marquent, bien sûr, celui qui les a vécues. Des souvenirs peuplent mon esprit, mais, je me refuse à vous montrer où à vous décrire toutes ces images cruelles, atroces, inhumaines, morbides que nous avons enregistrées sans l’aide d’aucune cellule psychologique.  Si j’ai réussi à vous faire aimer une génération  de garçons vraiment bénévoles, modestes, altruistes, durs à l’effort, si j’ai réussi à en faire également des combattants et à les associer, pour vous, à nos héros militaires, mon but sera atteint et ma conscience  en paix.
 

          Les articles ci-dessous, édités du plus ancien au plus récent, sont en ordre disparate,  mais, heureusement,  ils sont également tous classés en catégories. Je vous recommande de choisir une catégorie, les articles de cette catégorie se succéderont.

 

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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 20:39



ENFER DE GLACE

 

 

 

 

C'était, il y a bien des années,

En plein cœur d'un hiver acharné,

Que, de la sirène, le hurlement

Déchira le "moins vingt" du mauvais temps.

Un fermier qui dégelait ses tuyauteries

Avait fait flamber ses granges, ses écuries.

Quinze bons kilomètres à faire depuis le C.S.

Sur ! Les vannes allaient geler à toute vitesse.

Ils étaient sur place, les pompiers du C.P.I.

En aspiration sur la mare du pays.

Le D.A. dégurgita quand même ses "boyaux"

Car, il allait en falloir des quantités d'eau!

 

La nuit était surréaliste et dantesque,

La ferme … Une seule flamme gigantesque.

Epouvantable vacarme d'un bétail qui rugit,

Cris d'agonie des pourceaux, par le feu rougis.

Sur ce chantier du diable, fourmillaient des hommes,

Crevés, gelés, hagards, bêtes de somme.

Un mouchoir sur le nez remplaçant l' A.R.I.

Pas de visière pour mettre les yeux à l'abri.

Et dire, que même devant le feu qui crépite,

Autour du casque se formaient des stalactites.

 

A tour de rôle, les gars allaient se reposer,

Dans une grande partie de pêche organisée.

Sur la glace, près du trou ou" l'aspirau" plongeait,

A genoux, à mains nues, les pêcheurs dégageaient

Des milliers d'alevins, dans la crépine tirés,

L'obstruant, empêchant l'eau d' être aspirée.

Et, quand Vulcain fut vaincu par tous ces braves,

Quand le gel régna en maître sur l'épave,

Plus de huit jours il fallut attendre,

Pour replier les tuyaux devenus tendres.

 

Les gars, cette nuit là, vous étiez des obscurs,

Dans la grande clarté.

C'est pourquoi j'ai voulu narrer votre aventure,

Pour la postérité.

 

 

 

                                                                     Francis RAOUT      Février 2005 



 D A Dévidoir automobile
A.R.I. Appareil respiratoire




Et quand le gel régna en maitre sur l'épave........
...





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