Ce tableau, peint à la main, qui se
trouve dans notre foyer, représente un sapeur hazebrouckois de ce temps là.
Décret du 29 Décembre 1875
Effectif
L’effectif est ramené à soixante et onze hommes
A savoir : 1 Capitaine commandant
1 Lieutenant
1 Sous lieutenant
Ces
officiers sont nommés pour cinq ans
1 Adjudant porte drapeau
1 Sergent major
4 Sergents
1 Sergent fourrier
8 Caporaux
2 Tambours (4 à l’occasion)
4 Clairons dont un chef de sonnerie
5 Sapeurs porte- haches
40 Hommes armés de fusils
Habillement
Les officiers ne portent pas l’épaulette ; ils ont sur les manches de leur tunique des soutaches en or qui sont le signe caractéristique de leur grade.
L’habit est remplacé par la tunique en drap bleu foncé, le pantalon est de la même nuance.
Le pompier a conservé le casque, mais, en petite tenue, il met le képi.
Le sergent a des épaulettes avec torsade en or mi-fin, celles du pompier sont en laine rouge.
La bretelle du fusil est en cuir verni, le ceinturon en veau verni.
Le fourreau et le porte fourreau de la baïonnette et du poignard sont en cuir.
Sur la giberne est fixée une grenade en cuivre
Le pompier porte l’épinglette, le col, le sac en veau tanné à poil noir, la courroie en cuir avec agrafes, et les gants blancs en coton.
Le sapeur a toute sa barbe, le bonnet à poil avec plumet rouge et olive, le grand tablier blanc en cuir et la hache.
La tenue d’incendie consiste en une vareuse, un pantalon de toile et un képi.
Ouvrons une parenthèse en ce qui concerne « le casque ». Tavene de Tersud écrit : « Dans beaucoup de villes d’une importance moindre qu’Hazebrouck, les pompiers ont le casque en cuir bouilli que l’on appelle casque d’incendie. Nos braves sapeurs mériteraient cette coiffure qui atténuerait les dangers qu’ils affrontent avec un courage que l’on ne saurait assez admirer. » Ce qui semblerait dire qu’en ce temps là, comme dans le mien c’était déjà « la guerre des casques. »
Les Sous officiers et sapeurs pompiers sont habillés par les soins de l’administration et avec les revenus de la ville.
Matériel
Il se compose de :
4 Pompes dont une aspirante et foulante – toutes sont montées sur un chariot à flèche – Une seule possède une échelle à crochets
1 Avant-train auquel on peut accrocher une pompe, il a sur le devant une large banquette où se placent, dos à dos huit hommes, un cheval traine ce véhicule dont on se sert en cas de sinistre au dehors.1 Sac de sauvetage
200 Seaux de toile
25
Torches
6 Lanternes port-torches
10 Echelles, grandes et petites
10 Demi-garnitures de rechange
1 Petit chariot
1 Chariot pour le transport des grandes échelles
4
Grands crochets
2 Petits
1
Hache attachée à chaque pompe
4
Petites haches
Locaux
Tout ce matériel est rassemblé dans un local désigné sous le nom de l’Arsenal (Nous appelons encore la caserne, l’Arsenal, mais je pense qu’avec la construction des nouveaux locaux, ce terme va, comme d’autres choses, disparaître).
Donc jusque 1929, le local du matériel (l’arsenal) était situé Grande Rue de l’Eglise, (la rue qui relie la Grand-Place à la Rue d’Aire) mais le siège où se réunissaient les pompiers était un estaminet ( sur la Grand-Place –« A la Ville de Cassel ») où était aménagée une salle réservée aux pompiers). Mais tout cela est décrit dans les articles suivants ( Historique).