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La grogne départementale gagne les pompiers d'Hazebrouck


On a pu suivre dans les dernières éditions de la Voix du Nord, notamment ce week-end en pages régionales, l’évolution d’un mouvement des pompiers du Nord, en conflit avec le plan d’économies du président du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) Joël Wilmotte.

Ils étaient 250 à débarquer à la mairie d’Hautmont pour soutenir les 18 officiers qui avaient été convoqués la veille au soir pour un « recadrage » le dimanche matin.

Les pompiers d’Hazebrouck se sont joints cette semaine au mouvement de protestation avec des tags au blanc de Meudon (effaçable à l’eau) sur la façade du casernement et sur les véhicules pour relayer le « SOS » selon lequel moins de pompiers mettra la population en danger.

 

La Voix du Nord

 

Avis personnel.

Je ne pense pas pas qu'il faille faire des coupes sombres dans la masse salariale des sapeurs pompiers professionnels et des employés du SDIS.

Le budget est une chose et la protection des populations en est une autre.

Dés économies, peut être... Pour l'instant, par un frein sur les constructions de casernes? La non réalisation, pourtant promise, d'une nouvelle caserne à Hazebrouck a surement aidé à protéger les finances du SDIS. Nous occupons toujours "ma" caserne datant de 1970 mais, soyons logiques, elle est toujours bien opérationnelle. Je pense aussi que le parc de véhicules départementaux est également en bonne condition et que les engins qui  ne font pas d'importants déplacements peuvent servir encore longtemps.Mais pour que la "population soit encore mieux protégée" comme le clament les slogans du jour, iul faudrait revoir l'organisation des secours qui, actuellement, coûte très cher dans de nombreux domaines. Ex: Quatre centres de secours appelés pour fumée anormale.... etc...Cette organisation présente aussi de nombreuses lacunes dans le délai d'intervention.

Pour être super efficace il faut pouvoir engager ultra rapidement un premier secours adapté qui, en plus d'une action primordiale et souvent  décisive projette sur les lieux un décideur d'appel de renforts éventuels qui seront bien adaptés car définis suivant la nature du sinistre.

D'autrepart, il est anormal qu'une Ville comme la nôtre héberge une équipe de pompiers professionnels uniquement le jour  ( 8 h - 18 h) et seulement les jours ouvrables. La nuit, le samedi, le dimanche, les jours fériés  la caserne est fermée et déserte et les professionnels laissent le soin  aux volontaires d'intervenir et à leurs officiers et sous officiers, volontaires aussi, la responsabilité des     - ssions. Les opérateurs téléphonistes du centre d'appels du Nord qui recoivent les demandes  de secours décident, suivant certains critères...., des moyens à engager et alertent par "bip" les volontaires de l'équipe d'intervention qui quittent leur domicile et gagnent la caserne par leurs propres moyens en prenant bien des risques, poussés par l'urgence. Le premier d'entre eux sur les lieux  actionne l'ouverture " Digicode" et extrait de "la machine" la fiche imprimée qui fixe la mission.

Là, il y a quelque chose à faire car, je me permets de  rappeler que, pendant des décennies, nous avons toujours eu un départ ultra rapide de jour comme de nuit, dimanches et fêtes. Les sinistrés qui nous contactaient directement au téléphone ont tous et toujours été écoutés  par un pompier  prêt à intervenir sans perte de temps. Une première petite équipe était  joignable à proximité et l'appel à d'autres moyens était immédiat. (voir les rétrodécalages de 50 ans évoqués dans ce blog)

Je ne polémiquerai pas plus sur le mécontentement actuel. C'est normal que les pompiers pros aient peur pour leur avenir. ainsi que beaucoup de nos jeunes volontaires qui espèrent devenir pros un jour.

Il fallait départementaliser pour gommer beaucoup d'inégalités, pour uniformiser la corporation et la formule lui a fait fare un énorme pas en avant.

Mais, pour moI,  il y a un monde entre la moitié du demi siècle passé et les derniers quinze ans du nouveau. Nous faisions tout avec pas grand chose,  ...... aujourd'hui............

 

Pourtant, dans les années  1975 -1980, quand le Colonel Pierre Loisel était l'Inspecteur départemental d'alors et qu'il réunissait tous les mois à la préfecture les huit chefs des Centres Principaux d'incendie du Nord ( dont Hazebrouck, le seul dirigé par un volontaire et sans professionnels) il nous a dévoilé un plan d'éventuelle départementalisation qui malheureusement n'a jamais été appliqué. Je suis persuadé que si il l'avait été, il aurait fait boule de neige à travers tout le territoire et que bien des  deniers publics auraient été préservés. Ce plan était basé, toutes proportions gardées, sur l'organisation de l'armée francaise de ces temps là et sur la protection d'un territoire qui lui était confié éventuellement.

Dans l'armée il y avait des militaires de carrière et des appelés  comme chez nous des pros et des volontaires,  l'Etat Major, le Régiment, la Compagnie, la Section  comme chez nous le SDIS, le Centre Principal, le Centre de secours, le Centre de premier appel.

Sur ces principes, le Colonel avait pensé à l'intégration des petits Corps des villages au Centre de Secours voisin, les matériels et leurs entrainements auraient été communs  ( il y avait ainsi des renforts tout trouvés sous la main de chaque chef de Centre.....) etc....etc....
 

Si seulement...

 

Tag(s) : #ACTUALITES CENTRE DE SECOURS D' HAZEBROUCK

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