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Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.

En mai 2008, débutant ce blog, j'édite un petit poème porteur de quelques souvenirs de mon  service militaire. C'est peut être de cette décision que  dépend, aujourd'hui, la belle aventure de la grande famille des héros américains du B 17 du Mont Blanc.

 

Voir:    http://lc.cx/Zrby

 

Donc: Baptisé Alpin à la Grande Sassière, c'est pour ceux qui sont  arrivés au sommet, s'agenouiller devant le drapeau déployé du Bataillon et recevoir une grosse poignée de neige dans le dos, derrière la nuque, avant de se relever.

Ce fut très dur en 1947, tout le déplacement s'était fait à pieds depuis Bourg Saint Maurice. ( Il fallait transporter les nouilles et le bois pour les cuire, s'alléger rapidement de la double ration de vin attribuée aux troupes de montagne en course....)  

Ayant crapahuté les cinquante derniers mètres pratiquement à genoux, j' ai refait surface après que le lieutenant Seigle m'eut fait avaler les sardines de la boite qui, avec 2 oranges, provenaient du dernier colis familial. Et c'est alors qu'il m'a fait ouvrir les yeux sur un paysage phénoménal que l'on ne peut  pas oublier.

 

Aujourd'hui, mon ami René Mugnier, un de montagnards de notre Comité actuel, vient aussi de faire la Sassière et, par ses photos, il me fait revivre 1947.

Voici ce qu'il  nous  dit:

 

Avec une partie du groupe qui partira au Népal nous sommes montés dimanche 6 septembre vers un sommet que Francis connait bien

Contrairement à hier, Il a fait un temps superbe et froid en altitude. Lorsque nous avons commencé à grimper, vers 5h45, il ne faisait que -2 degrés, mais quand nous avons atteint l'arrête exposée au vent il faisait vraiment très froid. Il fallait être bien bien équipés.

Malgré les gants, à manipuler mon appareil photo, j'ai pris une onglée carabinée (mon pouce droit fourmille encore aujourd'hui).

Dès que nous avons pu profiter du soleil la température est bien remontée mais la dernière pente raide avant l'arrivée restée dans l'ombre était gelée et très glissante. Arrivés au sommet vers 10h15 il faisait nettement plus doux de sorte que nous sommes restés près d'une heure à casser la croûte et admirer le panorama, avec une pensée pour Francis.

 L'un des membres du groupe a été sous officier du 7ème BCA, sportif et bon alpiniste; je l'ai' connu en 1974 pendant mon service militaire et cette année là nous étions déjà montés ensemble à la Grande Sassière par très mauvais temps. Je lui ai raconté ton ascension  en 1947. Il est notoire que ce sommet a été un terrain d'entrainement idéal pour l'armée.

Mais ce n'est plus la montagne que tu as connue, partout les glaciers ont encore terriblement reculé cet été. A cette allure, dans moins de dix ans, beaucoup auront disparu à moins qu'il neige abondemment ces hivers prochains.

 

L'ascension

Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.

 

La descente au soleil

Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.

 

Ce qui reste des glaciers

Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.

 

Au sommet, le paysage est splendide.

Le Mont Blanc et à sa gauche, notre Aiguille des Glaciers....et l'on ne voit pas les lacs de motagne...

La petite pyramide des pierres n'existait pas.

Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.

 

En 1947, le village de Tignes que j'ai connu.

Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.

 

Le barrage de Tignes, au dessus la station et le lac- La Grande Motte et la Grande Casse le plus haut sommet de la Vanoise

Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.

Merci René

Soixante huit ans après, je retrouve "ma" Grande Sassière.
Tag(s) : #Armée de montagne- Chasseurs à pieds- Crash B17 US

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