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Ce cher Service Départemental d'Incendies et de Secours.

Article de la Voix du Nord du 17 juin 2015

Arrêt des recrutements, des investissements en bâtiments et en matériel, recours accru à des volontaires… Au risque d’allumer l’incendie, la nouvelle majorité du conseil départemental du Nord a annoncé la couleur : le service d’incendie et de secours (SDIS 59) va devoir se serrer la ceinture.

    On savait que l’installation du conseil d’administration du SDIS 59 s’était révélée houleuse début juin. Pas simplement parce que son nouveau président, Joël Wilmotte, maire d’Hautmont, n’est pas spécialement renommé pour sa diplomatie. Surtout parce que les orientations qui s’annoncent sont en totale rupture avec le train de vie des dernières années. « Le SDIS a vécu dans l’euphorie de la départementalisation (en 1996), nous a confirmé hier M. Wilmotte. Là, on rentre dans le dur. »

  L’homme n’agit pas en franc-tireur. Lundi, Jean-René Lecerf lui-même, président du conseil départemental (UPN, droite) et à ce titre financeur du SDIS à hauteur de 50 % (95,5 M€), a évoqué des moyens qui ont peut-être été « disproportionnés ». En témoigne sa réaction devant la rutilante caserne de sapeurs-pompiers de Marcq-en-Barœul (2012), commune qui pourtant lui est chère (il en a été le maire), dotée d’une « salle de sport digne d’une petite commune ».

  Il y a aussi ces 450 véhicules légers affectés aux officiers qui consommeraient « un tiers du budget carburant du SDIS » selon M. Wilmotte. Les élus s’appuient sur les remarques d’un rapport de la chambre régionale des comptes établi en 2012, sur une étude de l’inspection générale des services rendue en novembre 2014 et sur les bilans financiers. Résultat annuel négatif en 2015, autofinancement proche du zéro. « Le SDIS doit agir avec les mêmes contraintes que le conseil départemental », poursuit Joël Wilmotte, appuyé par le cabinet du préfet qui déclarait lors de ce fameux conseil d‘administration de début juin : « Il y a des marges de manœuvre à aller chercher. Il n’y a pas de raison que l’État soit obligé de se serrer la ceinture et que les autres (…) ne le fassent pas. »

  Les pistes sont connues : arrêt des investissements en bâtiments et matériels (le Nord compte 121 centres d’incendie et de secours) ; maîtrise de la masse salariale (aujourd’hui 2 193 pompiers et 519 administratifs / techniciens) ; réforme des gardes ; arrêt du recrutement des pompiers professionnels ; montée en puissance des volontaires (ils sont 3 724).

  Pour l’instant, les sapeurs-pompiers, dont on connaît la capacité à organiser des démonstrations retentissantes, serrent les poings. Sans doute espèrent-ils secrètement que Joël Wilmotte, menacé d’inéligibilité par le Conseil d’État, ne préside plus longtemps aux destinées du SDIS. « Quel que soit le président, les faits sont là, répond l’intéressé. Il y a un changement de politique. » Et de style.

 

Note personnelle

   Je ne critiquerai pas cet énorme bond en avant dù à la "départementalisation" même s' il a, pour moi, près de très bons côtés, d'autres, très mauvais. Je me contente de penser à un plan de départementalisation qui dâte de la fin des années 70 que m'avait fait connaître le Colonel Loisel l'Inspecteur Départemental d'alors.

Comme moi, militaire dans l'âme, il voyait la départementalisation basée sur les centres de secours (C.S.), impliquant donc encore les Municipalités. (qui seraient aidées pour la gestion des casernes.) Le C.S. aurait eu la mission de chapeauter les petits centres des communes de sa périphérie - exercices et interventions ( renforts éventuels) en commun - Matériels disposés suivant les risques connus -

Conservation possible des "permanents" (employés municipaux logés.)

Conservation de la réception d'appel ( énorme gain de temps lors de l'intervention)

Mise en place de professionnels suivant la nécessité.

Parc de matériel départemental avec atelier de maintenance.  

 

Si je comprends bien, nous attendrons encore longtemps notre nouvelle caserne promise depuis l'an 2.000. Heureusement que les diverses municipalités ont conservé celle que j'ai fait construire en 1970.

 

Dimanche 21 juin 2015  Des bonnes nouvelles

Un président plus rassurant, à la fête des pompiers. Joël Wilmotte, nouveau président du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), a fait son « baptême du feu », hier à Lille lors de la journée nationale des pompiers. Au côté du (nouveau également) directeur, le colonel Gilles Grégoire, Joël Wilmotte a félicité les neuf pompiers médaillés pour acte de courage, les treize officiers promus, avant de revenir sur un sujet qui fait grand bruit dans les casernes : le budget. En début de semaine, le nouveau président avait critiqué vertement le train de vie du SDIS et prédit de sérieuses économies. Des paroles fermes que les hommes de terrain avaient mal perçues : « C’est injuste de nous présenter ainsi comme des nantis. »

  Mais hier midi à la préfecture, le président Wilmotte a précisé que les choix envisagés « se feront dans le cadre de décisions prises par le conseil d’administration, en confiance, en n’oubliant pas ce que le SDIS apporte aux Nordistes. » « J’ai pu évaluer les efforts qui ont été faits depuis la départementalisation pour mettre à niveau les outils de travail et rendre l’organisation efficiente en matière de secours, a souligné M. Wilmotte. Il s’est montré également rassurant : « Tout en étant vigilants à chaque dépense, et exigeants quant au service rendu, nous serons attentifs à ce que les conditions de travail ne se dégradent pas, à ce que la sécurité que nous devons à chaque habitant de notre département soit assurée avec une efficacité sans faille. »

 

La Voix du Nord

Tag(s) : #S.D.I.S. Nord

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