Salut l’Artiste
Qui n’a pas rêvé, dans sa vie,
D’être l’ami d’un artiste ?
Un jour, mon désir fut assouvi,
C’était un « grand » et là, j’insiste.
Il avait su conquérir Paris,
Et sa « Tonkinoise »…tout le pays.
Tout brûlait au « Soleil marocain »,
« Nuits de Chine » envahissaient Pékin.
Son « Si tu veux chérie, si tu veux »
Qu’il nous chantait en fermant les yeux,
Ne faisant qu’un avec son piano,
Glorifiait sa voix de soprano.
Madame Legrand parlait du passé,
Des grands spectacles et des beaux succès,
Du smoking et de l’écharpe blanche,
Et de son « homme » sur les planches.
Pour mon épouse c’était son maître,
« Plus haut… Vous pouvez vous le permettre…
« Tout doux maintenant… Roulez les « R »…
Et un duo s’élevait dans les airs.
Je pense souvent à vous, Monsieur « Gelnard »,
Au sommet de l’âge, au sommet de l’art,
Merci d’avoir été si accueillant
Et chanteur de charme si brillant.
Francis RAOUT 2008
C'est lui, le premier, qui a chanté "Nuit de Chine" Ecoutons la chanson à sa mémoire
Bien sur, à Hazebrouck, tout le monde connaissait « Gelnard » mais, quand, en 1970, nous avons emménagé dans la nouvelle
caserne, j’habitais juste en face de la maison de Monsieur et Madame Legrand et nous devînmes très
rapidement amis. Nous allions, (surtout mon épouse), leur dire fréquemment bonjour et les avons accompagnés jusqu’à leur dernier jour. Après leurs
départs, sur mes instance , la Municipalité acheta leur maison pour y loger un permanent supplémentaire,PhilippeDecool.
J’ai tout connu sur la vie parisienne d’un artiste. Combien de fois Monsieur Legrand ne nous a-t-il pas chanté son répertoire ? Il nous parlait des « Concerts Paccra » ? La grande salle où, à ce temps là, il fallait chanter sans micro. Il jouait merveilleusement bien du piano, l’entendre chanter et jouer était un régal. Nous avions un récital pour nous tous seuls.
Nous sûmes aussi, qu’après avoir quitté le spectacle, il posséda une petite entreprise de confection de boites pour divers usages.(Boites à bijoux en nacre et même boites à asticots pour les pêcheurs.) Monsieur Legrand me disait en vieux flamand futé, « J’ai inventé la boite à asticots et je l’ai voulue de couleur verte comme cela les pêcheurs la perdent plus facilement dans l’herbe ».
Au revoir « Gelnard » et votre grande blouse grise, au revoir, "Gelnard" et votre grande écharpe de soie blanche.
Fabrication " Gelnard"
Ce disque a 90 ans
Chez lui, devant notre Arsenal
Le cadeau de Noêl 2011 aux arrières petits neveux de l'artiste
Ce 22 décembre 2011 je reçois cette lettre de Madame Pascale Legrand, la fille de Maurice Legrand, le neveu de Gelnard (même prénom )