Mon Père, ce héros au sourire si doux.... Victor
Hugo
Mon père, Jean Raout, fut pour moi en exemple.
Il m'a laissé ses valeurs en héritage, l'amour de la Patrie, l'amour de notre métier qu'il dut quitter au décès de Léon Raout, son père, artisan "ferblantier-zingueur" .
Adjudant chef de carrière, il servait au 168 R.I.F. basé Caserne Jeanne d'Arc à Thionville qui abritait également le 13 ème R.T.A.
Il a été fait prisonnier à Forcelles Saint Gorgon.
Après guerre, le 1er Janvier 1946, il a repris un atelier de plomberie zinguerie dans sa ville natale et c'est comme cela que je suis devenu plombier
zingueur
Le fier Sous Officier .....(C'est pendant la guerre, il ne sourit plus.)
L'insigne du 168 R.I.F. que l'on apercoit sur sa tenue.
HERITAGE
Je plonge dans mes souvenirs d’enfance,
Et je n’y revois que des soldats.
Mes berceaux....., des casernes de France,
Et toujours des poilus et leurs bardas.
Mon père était militaire de carrière,
Je rampais sous les « Lebels » en faisceaux,
Je me goinfrais de marches guerrières,
Jetant mes soldats de plomb à l’assaut.
Je revois nos recrues en treillis blancs,
Les deux grandes pointes bleues de leur calot.
Et, dans le ciel, l’escadrille des biplans,
Mais, moi, je deviendrai matelot...
Et puis, un jour, tout craqua en France,
Le monde entier entra en transe.
Orage
Carnage
Libération
Reconversion.
Le fier Sous Officier
Sut changer de métier
Après les combats et la peur,
Vint le temps des plus durs labeurs.
C’est donc en simple tenue civile,
Qu’un beau « quatorze juillet » à Lille,
Après les sonneries réglementaires,
Il reçut la Médaille Militaire.
Passent les années,
Nous quittent les aimés.
Maman, avec le siècle, s’en allait,
Déjà, elle ne savait plus me parler.
Entre ses doigts, perlait un chapelet
Mais sa main, elle la tendit vers moi,
Je l’ouvris et mon cœur, plein d’émoi
Bondit devant ce désir légataire,
C’était cette Médaille Militaire
Sa dernière pensée était pour mon Père.
Francis RAOUT Mars 2.001
.
MERCI AUX MEDAILLES MILITAIRES
Mère, cette médaille ne me quittera jamais,
Ancrée à son ruban par cette cuirasse,
Qui représente la force de nos armées,
En portant glaives et canons qui s’enlacent
C’est la mémoire de nos héros qu’elle transmet.
Le nom de mon père dans la pierre est gravé,
Grâce à vous, grâce a votre fraternité.
Les siècles, par votre stèle seront bravés,
Vous serez médaillés pour l’éternité.
Francis RAOUT
8 Avril 2.002
L’Amicale des médaillés militaires a fait ériger un monument sur lequel sont gravés leurs noms.
" en simple tenue civile un beau quatorze juillet à Lille ........ "
La lettre du père, prisonnier de guerre, ( évadé) à son fils.
La suite ou il est question " d'épouillage"