SAPEURS POMPIERS

    C’est sans prétention que je vous offre la lecture de ce qui suit. Ce « tout ce qui suit », c’est ce qui a meublé la vie d’un enfant de la guerre, d’un sapeur pompier, d’un patriote, d’un ouvrier. Des milliers d’interventions marquent, bien sûr, celui qui les a vécues. Des souvenirs peuplent mon esprit, mais, je me refuse à vous montrer où à vous décrire toutes ces images cruelles, atroces, inhumaines, morbides que nous avons enregistrées sans l’aide d’aucune cellule psychologique.

     Si j’ai réussi à vous faire aimer une génération  de garçons vraiment bénévoles, modestes, altruistes, durs à l’effort, si j’ai réussi à en faire également des combattants et à les associer, pour vous, à nos héros militaires, mon but sera atteint et ma conscience  en paix.

 

       Les articles ci-dessous sont en ordre disparate, mais ils sont également tous classés en catégories, cliquez donc sur la catégorie choisie, les articles de cette catégorie se succéderont. 

Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 15:53

II NOVEMBRE

BANQUET DES ANCIENS COMBATTANTS

 

 

Laissez moi, tous vous regarder,

Et puis, permettez moi de me souvenir,

De ces années que le temps a poignardées,

Avec vous, laissez moi rajeunir.

 

La Salle des Fêtes chante et brille,

Vous êtes là, vous avez vingt ans,

Vous êtes si fort, elle est si gentille,

Et votre bel uniforme est éclatant.

 

Elle a seize printemps,

Serre la, serre la longtemps,

Car ses grands yeux désirent ,

Et ses petits seins aspirent.

 

La Salle des Fêtes obscure pleure,

Car du grand cirque a sonné l’heure.

Vous êtes au loin dans les merdiers.

Pour lui, ma fille, il faut prier,

Car c’est la boue dans les tranchées,

Sueurs dans sables et rochers,

Et la flotte dans les rizières.

Pour lui, ma fille, fais ta prière.

 

Votre bel uniforme  n’est plus tenue de soirée,

Le plus ancien , là bas, est en bleu horizon,

L’autre porte le casque à cimier aciéré

Un jeune, de sa « Bigeard » modifie l’inclinaison.

Leurs bras ne serrent plus une femme à investir,

Mais pointent une arme froide et prête pour le tir.

 

J’ai voulu rester témoin de vos épreuves,

Pour, de vos faits d’arme, garder les preuves.

 

J’ai fait parler ceux de Verdun,

J’ai fait parler ceux du Tonkin,

J’ai fait parler des grands blessés.

J’ai fait parler des gens gazés,

J’ai fait parler ceux des avions,

J’ai fait parler ceux des canons,

J’ai fait parler ceux de la mer,

Et souvent, j’ai vu pleurer leurs mères.

 

 

 

 

 

 

 

Permettez moi que, de nouveau, je vous regarde,

Vous qui, des disparus, restez les gardes,

A un pour mille ou pour dix mille,

Peut être même un pour cent mille,

Vous qui vivez vous les représentez,

Vos frères de sang, ceux qui y sont restés.

Tous ces vieillards de vingt ans , en rangs serrés,

   Concrétisant par leurs croix bien alignées,

Le mot « Discipline » dont ils étaient saturés,

Et le mot « Liberté » qui les avait tant imprégnés.

 

Je vous regarde, Monsieur, vous n’avez plus vingt ans,

Je vous regarde, Madame, vous n’avez plus seize ans

Mais vous avez, Monsieur, toute mon admiration,

Mais vous avez, Madame, toute votre abnégation.

 

Vous êtes les fils des feux de la guerre,

Vous avez vu mourir tant de vos frères naguère.

Je commandais les fils des feux de la paix,

Unissons nos pompiers morts dans le même respect.

 

Pour nos fils et nos filles qui ne savent plus...Hélas !

Pour vos pères et vos mères qui furent fiers de vous,

Pour notre Patrie, pour la France, je vous embrasse,

Vous me faites encore pleurer, ça je vous l’avoue.

 

 

 

 

                        Francis RAOUT

 

                    11 novembre 199O



 
                                                                 C'étaient deux cousins de Maman
                                                                              ( deux instituteurs)
 

 



                  La balle qui l'a peut être tué a traversé le carnet   (Petit musée de la Tour Lanterne à Lorette)

                                                                                 Le même avec des éclats de balles

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Pages 6:  Revues, défilés à Paris 1944 - 45 - 46.    Photos inédites
 

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